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Le ministre Boulet veut plus de travailleurs étrangers dans la construction

Le ministre du Travail, Jean Boulet, souhaite plus de travailleurs étrangers temporaires dans la construction et ne craint pas qu’ils deviennent «Main d’oeuvre peu chère» dans l’industrie si leurs connaissances sont reconnues à leur juste valeur.

• Lire aussi : Les constructeurs d’habitations réclament l’abolition de la TVQ

« Si on fait une bonne reconnaissance des connaissances et des compétences acquises, il ne faut pas qu’il y ait de l’appréhension », a répondu le Journal» le ministre du Travail, Jean Boulet, en marge du congrès de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), jeudi.

« Il faut passer par différents bassins, dont les immigrés, notamment à travers des missions de recrutement », a-t-il expliqué.

Jeudi dernier, Ottawa a prolongé du 30 octobre au 30 août les mesures autorisant jusqu’à 30 % de travailleurs étrangers dans la construction.

«C’est l’addition de plusieurs solutions : les femmes, les jeunes, les personnes handicapées, les gens des Premières Nations, les minorités visibles, les gens de pays étrangers», a-t-il illustré.

En septembre dernier, lors d’un entretien avec Le journal, Jean Boulet avait indiqué qu’il faisait un projet pilote pour recruter des menuisiers à l’étranger en Tunisie ou encore des peintres en Colombie.

« Plus qu’une urgence»

Pour les entrepreneurs en construction rencontrés vendredi au congrès de l’APCHQ, il faudrait toutefois agir plus rapidement en appuyant sur l’accélérateur.

Même si le Québec représente 23 % de la population du pays, moins de 1,2 % des demandes de travailleurs étrangers temporaires (TEF) proviennent d’ici.

« Il y aura une pénurie de 10 000 à 15 000 travailleurs l’année prochaine. Il y a urgence de retrouver la main-d’œuvre là où elle est», a insisté Guillaume Houle, porte-parole de l’Association de la construction du Québec (ACQ).

À deux pas de lui, Pierre Boivin, président des Constructions Boivin au chiffre d’affaires de plus de 20 millions de dollars, avait beaucoup à dire sur le sujet.

Pierre Boivin, président de Constructions Boivin

Photo Francis Halin

Le plus difficile pour lui d’accepter, c’est qu’il soit inondé d’appels de travailleurs étrangers qui veulent lui donner un coup de main, mais que les retards et la bureaucratie viennent jouer les trouble-fête. « Il y a plus qu’une urgence », a dénoncé l’homme.

« Je pourrais en prendre une trentaine demain matin, mais c’est la paperasse qui tient le coup », a-t-il dénoncé.

Payé au même taux horaire

Quand on lui dit que certains ont peur de devenir Main d’oeuvre peu chèreil rétorque que cela n’arrivera probablement pas de sitôt.

« Ils seront payés au même prix que ceux d’ici. Nous voulons ici reconnaître leur expérience», assure le dirigeant des Constructions Boivin.

Rappelons que selon le ministre canadien de l’Emploi et du Développement de la main-d’œuvre, Randy Boissonnault, ce programme « doit soutenir la croissance des salaires et non l’empêcher ».

On peut avoir 30% de main d’œuvre étrangère dans la fabrication de produits alimentaires, de bois ou de meubles. Il est également possible de recruter dans les services d’hébergement et de restauration, dans les hôpitaux, dans les soins infirmiers, pour les bénéficiaires résidentiels et dans le bâtiment.

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