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Le parlement maltais adopte pour la première fois une loi restrictive autorisant l’avortement

Pour la première fois, l’interruption volontaire de grossesse n’est autorisée sur l’île de Malte que dans les cas où la vie de la mère est en danger et le fœtus n’est pas viable. Le texte a été adopté à l’unanimité par les parlementaires, mais les pro-avortement regrettent une occasion manquée d’une vraie réforme.

Le Parlement de Malte a adopté, mercredi 28 juin, un texte de loi autorisant pour la première fois l’avortement, mais dans le seul cas où la vie de la mère est en danger et où le fœtus n’est pas viable. Le texte a été adopté à l’unanimité des parlementaires, après des modifications de dernière minute.

Malte était jusqu’alors le seul État membre de l’Union européenne où l’avortement restait illégal en toutes circonstances.

Après le cas très médiatisé d’une touriste américaine qui s’est vu refuser un avortement l’année dernière alors que sa vie était en danger et a dû se rendre en Espagne pour interrompre sa grossesse, le Premier ministre travailliste (à gauche) Robert Abela avait proposé un amendement pour permettre aux médecins recourir à l’avortement lorsque la vie de la future mère est en danger.

Ce projet avait suscité de vives critiques au sein de l’opposition conservatrice et de l’Église catholique, qui estimaient que le libellé de la loi était trop vague.

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Un texte jugé trop restrictif

La version définitive du texte précise que si la vie de la future maman n’est pas en danger imminent, la décision d’avorter nécessite l’avis d’une équipe de trois médecins. En outre, l’avortement ne peut avoir lieu que si le fœtus n’est pas viable (ne peut pas survivre en dehors du ventre de la femme) et que toutes les autres procédures médicales autorisées ont été exclues.

Les militants pro-avortement ont dénoncé les changements apportés au texte, affirmant que la vie de davantage de femmes serait mise en danger.

« Vous nous avez donné de l’espoir, mais seulement pour revenir à vos anciennes positions », a déclaré lundi Marcelin Naudi, universitaire et militant, devant une commission parlementaire. « Vous avez eu l’opportunité d’instiller le changement, mais vous avez tourné le dos aux droits humains et aux droits des femmes. »

Malgré l’interdiction totale de l’avortement, les médecins du principal hôpital de Malte ont dans la pratique interrompu des grossesses dans le passé lorsque la vie de la mère était en danger. Aucun médecin n’a été poursuivi dans cette affaire ces dernières années, mais d’un point de vue juridique, ils encourent jusqu’à quatre ans de prison, tandis que la femme qui avorte risque jusqu’à trois ans de détention.

Avec l’AFP

France 24 Europe

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