le prix Denis-Lalanne pour le quotidien « Le Temps »

le prix Denis-Lalanne pour le quotidien « Le Temps »

Petite balle en feutre contre corde tendue : le tennis fait du bruit. Et c’est cette musique que le 12e Le prix Denis-Lalanne a été décerné cette année, en ouverture du tournoi de Roland-Garros.

Le « Lalanne » célèbre le meilleur article de presse écrite francophone sur la précédente édition de Roland Garros. Bref, c’est la compétition qui ouvre la compétition. Le prix a déjà salué les couleurs de « Roland », ce mélange d’ocre – la brique concassée des courts – et de gris – le ciment des tribunes – qui, soigneusement conservé par la Fédération française de tennis (FFT), donne à cette scène sa beauté immémoriale.

Cette fois, le jury a écouté. Il s’est arrêté sur « le bruit de Roland-Garros ». Ni l’enthousiasme des champions ni celui des « vieux » et autres manifestations sonores dans le public. Non, ce que répond le journaliste primé, le franco-suisse Laurent Favre, responsable de la rubrique sports du quotidien suisse. La météodit savamment et élégamment, c’est ça « cadre » des silences et des sons qui font la musique du tennis.

« On joue à l’oreille »

« On joue à l’oreille », disent les champions. Car une balle liftée ne chante pas, au départ de la raquette, comme une balle coupée ; un premier en service comme un second ; un smash comme un drop shot.

LE « toucher le ballon », c’est la main posée sur le clavier : on joue juste ou pas, selon les jours. Le mystère et la grandeur du tennis sont là, dans cette délicate alchimie du tamis de raquette et de la petite balle jaune.

Sous le patronage de Gilles Moretton, qui dirige la FFT, et de Christophe Penot, le chef de projet de cette affaire, deux écrivains ont piloté Lalanne cette saison : David Foenkinos en tant que président ; Maylis de Kerangal comme invitée d’honneur. Laurent Favre est revenu en salle de presse avec une estampe originale du peintre Ivan Messac : un joueur au cœur d’un ballon et qui cherche, justement, à lui imposer son tempo.

Lire aussi | Roland-Garros : le prix Denis-Lalanne, à la gloire de l’amorti

Quitter la version mobile