le RN toujours largement en tête des intentions de vote, selon une enquête

Le Rassemblement national et ses alliés sont toujours largement en tête avec 36% d’intentions de vote à trois jours des élections législatives, selon une enquête Fondation Ipsos-Jean-Jaurès-Cevipof-Institut Montaigne pour le Monde réalisée auprès de près de 12 000 personnes et publiée jeudi.

Selon cette vaste étude, qui ne propose pas de projections en termes de sièges, la gauche unie au sein du Nouveau Front populaire rassemblerait 29 % des voix, le camp macroniste 19,5 % et LR 8 %.

L’étude montre également que 77 % des personnes interrogées déclarent que leur choix est définitif, tandis qu’un peu moins d’un quart sont encore indécis.

Et si les Français sont également divisés (50/50) sur l’opportunité d’avoir dissous l’Assemblée nationale suite aux élections européennes du 9 juin, ils expriment aujourd’hui majoritairement (56%) un sentiment négatif (incompréhension, peur, colère… .) au regard des élections législatives anticipées qu’a engendrées la dissolution.

Interrogés sur la création dans quelques jours du Nouveau Front populaire, mêlant socialistes, communistes et écologistes avec des rebelles, 63% des personnes interrogées ont déclaré désapprouver cette union. Parmi eux, 33 % des votants pour Raphaël Glucksmann (PS-Place publique) pour les Européennes et 24 % de ceux pour Marie Toussaint (Ecologistes).

De même, 60 % des personnes interrogées disent désapprouver l’alliance formée par Eric Ciotti, président de LR, avec le RN, dont 71 % des votants de François-Xavier Bellamy le 9 juin.

A noter que lorsqu’on l’interroge sur les programmes des partis, c’est surtout leur rejet qui domine. 50 % estiment que le programme NFP n’est « pas souhaitable », 45 % celui du RN et 45 % celui de la majorité actuelle.

L’hypothèse de voir Jean-Luc Mélenchon devenir Premier ministre est aussi la plus rejetée. 78% des personnes interrogées estiment que ce serait une « mauvaise chose ». Il est suivi par François Hollande, rejeté par 62% des personnes interrogées.

A l’inverse, 36% des Français estiment que ce serait « une bonne chose » que Jordan Bardella (RN) entre à Matignon, 32% qu’Edouard Philippe (Horizons) et 29% que Gabriel Attal (Renaissance) y reste.

Etude réalisée en ligne par Ipsos du 21 au 24 juin auprès d’un échantillon de 11 820 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.

La marge d’erreur varie de 0,3 à 1,1 % sur la base des réponses des 7 301 personnes qui se sont déclarées certaines de voter.

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