Skip to content
Le Vérificateur général fustige la mauvaise coordination des chantiers à Montréal

Les automobilistes qui pestent contre la prolifération des cônes oranges dans les rues ont sans doute raison de se plaindre de la mauvaise coordination des travaux : la vérificatrice générale (VG) de la Ville de Montréal, Michèle Galipeau, en vient à la même conclusion dans son dernier rapport , qui dénonce le fait que les autorités communales n’ont pas de vue d’ensemble des chantiers susceptibles d’avoir un impact sur la circulation automobile.

Publié à 21h52

Le Vérificateur général fustige la mauvaise coordination des chantiers à Montréal

Isabelle Ducas
La presse

« Les travaux en cours n’identifient pas tous les projets qui seront réalisés tant sur rue que hors rue et qui ont un impact sur la voie publique », écrit la vérificatrice générale dans son rapport déposé lundi au conseil municipal. « Cette vision incomplète des projets n’assure pas une planification et une coordination optimales des travaux sur le réseau routier avant leur réalisation, ce qui peut avoir des impacts négatifs sur la mobilité des usagers. »

D’entrée de jeu, le VG lui-même remarque que, depuis plusieurs années, la Ville de Montréal « est reconnue pour la multitude de chantiers qui s’effectuent sur le réseau routier municipal ainsi que les innombrables détours qu’ils occasionnent ».

Bien sûr, ces nombreux travaux sont nécessaires pour réparer, optimiser ou moderniser les infrastructures, poursuit-elle.

Elle note que les travaux de la Ville représentent 30 % de tous les chantiers de construction sur le territoire, alors que la majorité des travaux sont réalisés par le ministère des Transports du Québec (MTQ), les entreprises de réseaux techniques urbains comme Hydro-Québec, Énergir et Bell ainsi que des entrepreneurs privés.

Il est donc nécessaire que les élus municipaux disposent d’informations sur les sites de tous ces acteurs.

Toutefois, l’AG conclut « que l’approche déployée par la Ville, notamment par la mise en place de processus de planification et de coordination de projets, n’est pas pleinement efficace pour lui permettre d’avoir de façon proactive une vue d’ensemble des chantiers pouvant impacter son réseau routier et de minimiser l’impact sur les utilisateurs ».

Appui aux PME et à la forêt urbaine

L’AG a abordé d’autres sujets dans son rapport 2021, notamment le Programme d’aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises (PAUPME) et la politique de l’arbre.

PAUPME est le programme mis en place par le ministère de l’Économie et de l’Innovation (MEI) pour soutenir les entreprises touchées par le ralentissement économique causé par la pandémie de COVID-19.

En enquêtant sur le dossier, le PG a constaté que « 19 % des dossiers examinés ayant obtenu un prêt ne rencontraient pas au moins un critère d’admissibilité au programme établi par le MEI ».

« De plus, les commentaires justifiant l’analyse financière sont à géométrie variable et ne permettent pas toujours de bien capter le risque de l’entreprise et d’étayer l’octroi du prêt », peut-on lire dans le rapport.

Si un tel programme devait être mis en place dans le futur, la Ville devrait « mettre en place des contrôles plus rigoureux pour assurer une saine gestion », conclut le VG.

Sur la politique de l’arbre, le VG est d’avis que « le portrait de la forêt urbaine de la ville n’est ni complet ni centralisé. En l’absence de normes établies, les pratiques d’entretien sont disparates et incomplètes pour les activités essentielles à l’entretien et au développement des arbres ».

Elle note notamment qu’entre 2012-2020, près de 100 000 arbres ont été plantés, mais qu’en raison de l’abattage des frênes et des arbres de toutes les autres essences, la croissance nette de la forêt urbaine s’élève à seulement 30 146 arbres publics.

Elle déplore que l’inventaire des arbres publics soit incomplet et leur état inconnu, et que les arbres morts et la cause de leur mortalité ne soient ni documentés ni suivis.


canada-lapresse

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.