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les confidences de Christian Clavier sur son métier d’acteur

Chaque jour, une personnalité s’invite dans l’univers d’Élodie Suigo. Aujourd’hui, comédien et producteur, Christian Clavier. Ce mercredi 28 juin 2023, il est à l’affiche du film « Les Vengeances de Maître Poutifard » de Pierre-François Martin-Laval.

Christian Clavier est l’un des acteurs les plus emblématiques du cinéma français, acteur mais aussi scénariste et producteur. C’est au café-théâtre que sa bande d’amis au sein de la troupe du Splendid s’est révélée avec des films devenus cultes Le Père Noël est une poubelle de Jean-Marie Poiré (1982) ou Les bronzés vont skier de Patrice Leconte (1979), porté par plusieurs générations. Puis il y a eu des films devenus incontournables avec des rôles comme celui de Jacquouille le voyou dans Visiteurs (1993), Opération Corned Beef (1991) ou encore Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002). Impossible de ne pas mentionner son rôle de Thénardier dans Misérable à la télé en 2000 ou Napoléon Iᵉʳ en Napoléon (2002).

Ce mercredi 28 juin 2023, il présente le film La Revanche de Maître Poutifard adapté du livre de Jean-Claude Mourlevat par Pierre-François Martin-Laval.

franceinfo : Dans La Revanche de Maître Poutifard, vous êtes cet enseignant à la retraite qui n’a qu’une idée en tête, se venger de ses anciens élèves qui l’ont empêché d’être un homme heureux et donc ruiné sa vie. Ce qui semble vous avoir vraiment séduit, c’est ce côté Comte de Monte-Cristo.

Clavier chrétien : Oui, vengeance. C’est-à-dire qu’il souffre, il est victime. Ce mec est victime de sa mère qui fait peur et qui lui bouffe la vie et puis de ses élèves qui sont sales, absolument sales et qui vont très, très loin dans la méchanceté et qui ont, du coup, un vrai résultat catastrophique sur sa vie. C’est extraordinairement intéressant parce que c’est un sujet tragique qui ne fait pas du tout un film pour enfants et c’est ce qui le rend amusant. Après, c’est l’univers de Pef qui vient se greffer dessus, c’est-à-dire un univers extrêmement coloré.

Ce qui vous a beaucoup impressionné !

que je connaissais enseignants (2013). Je lui fais confiance, c’est un très bon réalisateur, je sais qu’il y aura du burlesque, des gags mais intégrés à l’histoire. Et Isabelle Nanty qui joue ma mère, mais absolument épouvantable. Alors ces trois raisons m’ont fait me dire : c’est très intéressant de se lancer dans cette aventure.

Vous rencontrerez vos camarades de jeu, Gérard Jugnot et Thierry Lhermitte, à l’école. Tu as toujours été un très bon élève.

Non, je n’ai pas toujours été un très bon élève.

Vous avez obtenu votre diplôme avec mention !

Oui, oui, au final, j’étais un bon élève, ça m’intéressait. Certains sujets m’intéressaient.

Vous avez commencé Sciences-Po, mais le métier d’acteur vous a happé.

J’ai commencé Sciences-Po parce que c’était plus pratique d’être étudiant à l’époque. Je n’ai jamais vraiment voulu faire Sciences-Po. Nous voulions tous nous réunir pour faire du théâtre. Je dirais que Sciences-Po est un bifurcation très rapide, mais les gens prennent ça parce qu’ils se disent : « Oui, le mec est moins bête qu’il n’en a l’air« , mais en fait, ce n’est pas vrai.

Pourquoi pensez-vous que les gens pensent cela de vous ?

Car il y a une forme de bourgeoisie conventionnelle dans le fait des études, alors que c’est vraiment ce métier qui m’a donné la culture.

« C’est en jouant Molière, Feydeau que j’ai pris goût à la langue, aux situations, aux grands auteurs de la culture et de la tradition françaises. Bien plus qu’en apprenant ça à l’école. »

Clavier chrétien

chez franceinfo

Très vite, en effet, il y a ce plaisir que vous aviez tous en commun de jouer ensemble. C’est marrant. Ce fut un plaisir de se retrouver.

Il ne s’agissait pas seulement de jouer et d’être heureux d’être ensemble, il s’agissait d’en faire un travail. C’est bien plus important que ça. Je devais prouver à mon père que j’allais en vivre. On a pris la décision d’essayer de faire un boulot dans le seul secteur où il y avait vraiment du chômage à l’époque, tu vois comme nos parents étaient contents.

« Nous avons fait du théâtre contre la volonté de la famille pour essayer de nous prouver que nous étions capables de faire un travail.

Clavier chrétien

chez franceinfo

Alors que vous apporte ce métier d’acteur ?

Le fait d’échapper à la vie, à la réalité. J’apprends des choses, je lis des choses. Vous voyez, le rôle de Thénardier, c’est extraordinaire de lire Victor Hugo. Avec Napoléon, il est absolument fascinant de comprendre comment l’Europe s’est faite à partir de la Révolution. Ce sont des débats qu’on entend sans arrêt et qui sont passionnants et ça permet d’apprendre. C’est très intéressant de savoir ce que Napoléon a mangé !

Il y a un petit clin d’oeil venu d’ailleurs dans ce film.

Oui, parce qu’il a mis quelque chose comme ça. Mais bon… Souvent, les gens me demandent : « Vous souvenez-vous d’une telle réplique du Père Noël ?« Je ne me souviens de rien, pas même du Visiteurs à part « Ok » car c’est un mot. J’aime être dedans. Je ne vois jamais les films que j’ai faits.

Depuis le début ?

Une seule fois car il faut voir si ça marche, comment ça s’est passé. J’essaie de le voir dans les salles avec vous en tant que spectateur, car il me raconte l’histoire. J’arrive à voir l’histoire, mais me regarder ne m’a jamais procuré beaucoup de plaisir.

Les Français, en tout cas, vous ont adopté au fil du temps. Vous faites partie de leurs souvenirs. Ça te touche d’être sur la photo de famille ?

Oui beaucoup. Je ne suis pas du tout blasé à ce sujet. J’en suis extraordinairement flatté, honoré. J’ai fait ce métier parce que j’avais une passion pour les comédiens qui avaient justement cette dimension. Faire partie de la famille française est très important.

Enfin, quel regard portez-vous sur ce que vous avez déjà accompli ? Êtes-vous heureux? Ce voyage coïncide-t-il avec l’homme que vous êtes ?

Je ne m’attendais pas à faire un tel stage. Je serais de mauvaise humeur de ne pas être content de ce cours. Je n’en tire pas forcément une vanité incroyable. Je ne me sens du tout supérieur à personne et je n’ai pas l’impression d’avoir, curieusement, un destin exceptionnel alors que pour les trois quarts des gens, oui, c’est exceptionnel d’avoir fait une carrière comme ça, d’être encore dans le cinéma ayant commencé à 20 ans et ayant l’âge que j’ai, puisque j’ai 102 ans ! Et donc, c’est super d’avoir autant de films et d’être si en forme à mon âge. Pour quelle raison ? Vitamines et sport !

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