Les créanciers et les banques parviennent à un accord

L’entreprise, notamment impliquée dans l’organisation des Jeux de Paris, était en grave difficulté depuis plusieurs mois.

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Le logo du groupe Atos, le 21 mars 2024 à Rennes (Ille-et-Vilaine). (DAMIEN MEYER / AFP)

Dimanche 30 juin, les obligataires d’Atos et les banques ont conclu un accord pour reprendre et sauver elles-mêmes le groupe informatique en difficulté.

L’opération portera sur une augmentation de capital de 233 millions d’euros, un apport de 1,5 à 1,675 milliard d’euros et une réduction de la dette de 3,1 milliards d’euros, selon un communiqué publié quatre jours après que le consortium emmené par Onepoint, premier actionnaire d’Atos initialement choisi pour mener à bien l’opération, a jeté l’éponge.

Cette annonce, faite par la direction d’Atos, renforce l’espoir d’une sortie de crise pour le groupe, pilier technologique des Jeux de Paris cet été et qui compte quelque 100 000 salariés dans 69 pays. Le groupe, en grande difficulté depuis plusieurs mois, espère désormais pouvoir agir très rapidement pour lancer ses opérations début juillet, avant les Jeux olympiques.

« Les opérations de restructuration seront ensuite mises en œuvre au cours du second semestre 2024 en vue d’une finalisation effective d’ici fin 2024 ou au cours du premier trimestre 2025 », précise le groupe. Les banques et les obligataires deviendront alors les actionnaires majoritaires du groupe : ils détiendront jusqu’à 99,9% du capital. L’augmentation de capital est toutefois ouverte aux actionnaires actuels, qui ne souhaiteraient pas voir leur participation diluée, et pourraient, s’ils y apportaient, obtenir un maximum de 25,9% du capital.

Autrefois fleuron de l’informatique française, le groupe Atos portait une dette colossale et se battait pour sa survie. Les derniers jours ont été particulièrement mouvementés, l’entrepreneur David Layani (Onepoint) ayant renoncé à sauver Atos, dans un ultime rebondissement.

L’accord trouvé devrait permettre au groupe de sortir de son ornière financière et d’obtenir « d’ici 2026″ une cote de crédit « BB » et pour lui garantir « un montant minimum de liquidités de 1,1 milliard d’euros » jusqu’au 31 décembre 2026.