les deux stars géorgiennes intraitables, la Seleção maladroite… Les tops et les flops de Géorgie-Portugal et République tchèque-Turquie

La Géorgie a réussi l’exploit de battre le Portugal (2-0) pour briguer une qualification historique en huitièmes de finale. La Turquie, de son côté, s’est imposée face à la République tchèque (2-1).

HAUTS

Kvaratskhelia a lancé l’exploit

« Il en faudra un, il en faudra un »On se souvient de la phrase prononcée par Grégoire Margotton, avant le but de Samuel Umtiti face à la Belgique lors du Mondial 2018. Une tirade devenue culte que l’on pourrait aussi reprendre pour cette rencontre. Deux minutes après le début de la partie, premier contre géorgien et « Kvara » a déjà frappé. Bien servi par son acolyte d’attaque Mikautadze, le Napolitain avait besoin d’une action transformée comme celle-là pour rentrer dans son Euro. Performant dans le collectif des Crusaders jusqu’à présent, il n’avait pas eu l’occasion de se montrer individuellement. Il a été actif tout au long de la rencontre, fer de lance des contre-attaques géorgiennes. Un rôle de leader offensif qu’il pourra reprendre en huitièmes de finale. Pour la première fois de son histoire, la Géorgie disputera la phase finale d’une compétition majeure et « Kvara » a su conserver son statut.

Mikautadze meilleur buteur de l’Euro

Mikautadze et sa célébration.
Léon Kuegeler / REUTERS

Il savait aussi maintenir son statut. Auteur de trois buts en trois matchs, l’autre star géorgienne n’a pas déjoué et s’est montré clinique dans les moments importants. Passeur décisif sur l’ouverture du score de son coéquipier, il a ensuite cru avoir raté sa seule occasion de la seconde période sur le centre de Kakabaze (55e). Mais le serial buteur n’a pas tremblé en arrière en transformant le penalty généreusement accordé par l’arbitre du match Sandro Scharer. L’attaquant, prêté au FC Metz la saison dernière, était le point d’ancrage dont les Croisés avaient besoin pour mener à bien leur plan parfait. Une réussite personnelle, mais aussi collective. Mention spéciale également au gardien Mamardashvili, qui a tout arrêté.

flops

Mauvaise soirée pour le Portugal

Déjà qualifiés, les hommes de Roberto Martinez n’ont pas montré leur meilleur visage lors de cette dernière sortie en phases de poules. Titulaire, Cristiano Ronaldo a transmis sa nervosité, parfois exposée à juste titre, à ses jeunes coéquipiers. Le Sélection s’est procuré des occasions grâce à Palhinha, Joao Felix, Gonçalo Ramos et même Semedo, mais elle a manqué de précision et de créativité pour gêner un bloc géorgien très discipliné et juste. Alignés d’entrée Pedro Neto et Antonio Silva – coupables du penalty concédé – sont des Portugais qu’on ne risque pas de revoir en phase finale.

La République tchèque s’est réveillée trop tard

Expulsé après à peine vingt minutes de jeu, Antonin Barak n’a pas aidé ses coéquipiers. Le numéro 7 tchèque a eu un rôle important en tant que milieu offensif dans une sélection qui rivalisait avec les Turcs en termes d’impact. Il en a trop mis, laissant ses coéquipiers à dix contre onze. Malgré une bonne résistance en infériorité numérique et avec l’obligation de gagner pour se qualifier, les Tchèques ont fini par céder sur une frappe croisée de Calhanoglu (51e) avant de revenir dans le match dix minutes plus tard grâce à Soucek. Touchés physiquement, ils n’ont pas pu fournir les efforts nécessaires pour aller se qualifier et ont été punis dans les dernières secondes par Tosun (93e). Un scénario difficile, à l’image de leur Euro.