Les « différends politiques » ne doivent pas être résolus « devant les tribunaux », estime Raphaël Glucksmann (PS-Place publique)

Publié


Mise à jour


Durée de la vidéo : 10 min

Mathilde Panot convoquée par la police : la

Mathilde Panot convoquée par la police : les « différends politiques » ne doivent pas être résolus « devant la justice », estime Raphaël Glucksmann (PS-Place publique)
Mathilde Panot convoquée par la police : les « différends politiques » ne doivent pas être résolus « devant la justice », estime Raphaël Glucksmann (PS-Place publique)
(France2)

Raphaël Glucksmann, tête de liste Parti socialiste (PS)-Place publique aux élections européennes, était l’invité de « 4 Vérités » sur France 2, mercredi 24 avril.

Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale, a annoncé mardi 23 avril avoir été convoquée par la police pour « apologie du terrorisme ». Une convocation qui intervient dans le cadre d’une enquête ouverte après la publication, par son groupe parlementaire, le 7 octobre d’un communiqué sur l’attaque menée par le Hamas contre Israël. Un communiqué dans lequel LFI ne condamne pas fermement l’attaque du Hamas, mais évoque une « offensive armée qui se déroule dans un contexte d’intensification de la politique d’occupation israélienne ».

« J’ai une confrontation extrêmement profonde avec LFI, et ce qu’ils ont fait le 7 octobre est une erreur politique, morale, grave »» raconte Raphaël Glucksmann dans « 4 Vérités » sur France 2, mercredi. « Mais d’un autre côté, je suis extrêmement contre (le fait) que les conflits politiques, aussi violents, aussi profonds soient-ils, soient résolus devant les tribunaux »poursuit la tête de liste Parti socialiste (PS)-Place publique aux élections européennes.

« Tu dois être très prudent »

« Je suis contre les interdictions de conférences »ajoute Raphaël Glucksmann, en référence à la conférence annulée de Jean-Luc Mélenchon et Rima Hassan sur la Palestine à Lille (Nord). « Nous devons être très prudents. Même nos adversaires les plus farouches, même les propos que nous abhorrons, que nous détestons, que nous combattons politiquement, la démocratie doit les intégrer dans le débat démocratique, notamment dans une campagne électorale. »il croit.