Les partis europhiles ont-ils limité les dégâts lors des élections ? Avoir l’air mieux

« Réveillez-vous ! » s’exclame l’historien Timothy Garton Ash. « Ne laissez personne vous dire que les résultats des élections européennes ne sont pas si mauvais. » Le soulagement affiché lundi 10 juin par le président sortant de la Commission cacherait une réalité moins rose pour les europhiles, assure le Britannique. Certes, le groupe des sociaux-démocrates (S&D) a mieux résisté que prévu. Le contingent conservateur du PPE s’est même accru. Mais « ne soyez pas rassuré par la déclaration d’Ursula von der Leyen selon laquelle « le centre a tenu bon »», dit-il dans les colonnes de Le gardien, à Londres.

Premièrement, avance Timothy Garton Ash, les partis d’extrême droite ont fait suffisamment de progrès, notamment dans certains États piliers (France, Allemagne), pour avoir une influence concrète sur la politique de l’Union européenne, qui devra composer avec « leur ligne encore plus dure à l’égard de l’immigration, leur forte opposition aux mesures urgentes nécessaires pour lutter contre