Les salariés LGBT+ sont plus visibles au travail, les entreprises plus bienveillantes mais l’intégration toujours difficile pour les personnes transgenres et non binaires, selon une étude

D’après les résultats du baromètre LGBT+ | L’Autre Cercle x Ifop publié jeudi, le climat des affaires « n’a jamais été aussi progressiste » mais comporte des « zones d’ombre ».

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Le drapeau arc-en-ciel LGBT.  Illustration, Paris, 2023. (MAURIZIO ORLANDO / HANS LUCAS)

En France, en 2024, six personnes LGBT+ sur dix sont visibles par leurs collègues de travail, soit une augmentation de dix points en six ans, selon les résultats du baromètre LGBT+ | L’Autre Cercle x Ifop publié jeudi 25 avril. L’étude, réalisée auprès du plus grand échantillon national représentatif de salariés LGBT+ jamais interrogé (plus de 1 000 personnes), révèle une amélioration du climat de travail sur les sujets liés à l’orientation sexuelle ou au genre. identité, ce climat « n’a jamais été aussi progressiste qu’aujourd’hui ».

Par exemple, neuf salariés sur dix sont favorables à l’accès aux droits parentaux pour leurs collègues ayant eu un enfant par GPA, même s’ils n’en sont pas le parent biologique. De manière générale, 77 % des salariés considèrent leur organisation comme bienveillante envers la communauté LGBT+.

Les insultes homophobes ne diminuent pas

Ce progressisme est également visible avec la baisse des violences physiques contre les personnes LGBT+ (qui sont passées de 14 % à 10 % en trois ans), et des discriminations en matière de rémunération (16 %) ou d’embauche (15 %), qui baissent de deux points. En revanche, les insultes homophobes ne diminuent pas : 53% des salariés LGBT+ déclarent avoir déjà été traités comme « connard » (45%), « digue » (32%) ou « voyage » (29%). Dans 40 % des cas, les victimes de moqueries ou de propos offensants n’en ont parlé à personne.

Le baromètre révèle également « zones grises » concernant les salariés transgenres et non binaires : près de 35 % (contre 21 % des salariés LGBT+) constatent une inégalité de traitement en raison de leur orientation sexuelle ou identité de genre. Aussi, plus d’un tiers des personnes transgenres et non binaires ont été agressées sur leur lieu de travail, soit neuf points de plus que les salariés LGBT+. À cela s’ajoute le « malaise » 21 % des salariés non LGBT+ sont confrontés au coming out d’un collège transgenre (contre 6 % s’il s’agit d’un coming out gay, bisexuel ou lesbien).

Méthodologie : Etude Ifop pour L’Autre Cercle réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 24 janvier au 20 février 2024 auprès d’un échantillon représentatif au niveau national de 8 997 salariés résidant en France métropolitaine, et du 22 janvier au 14 février 2024 à partir d’un échantillon de 43 252 salariés et agents travaillant dans 83 organisations signataires de la Charte d’Engagement LGBT+ de L’Autre Cercle.