LFI attaque en justice Renaissance pour « diffusion de fausses informations » dans un simulateur de retraite

Le Premier ministre, Gabriel Attal, a annoncé le lancement d’un simulateur de calcul des pensions de retraite si le Nouveau Front populaire appliquait son programme. LFI qualifie ce site de « faux ».

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Le Premier ministre Gabriel Attal lors d'un débat sur France 2 avant le premier tour des élections législatives anticipées, le 27 juin 2024. (DIMITAR DILKOFF / AFP)

Les tensions montent à l’issue de la campagne pour le premier tour des élections législatives anticipées. La France Insoumise a porté l’affaire devant la justice, vendredi 28 juin, pour «diffuser de fausses informations »après le lancement par Renaissance d’un simulateur de retraite prétendument construit sur le programme du Nouveau Front Populaire. Lors du débat organisé jeudi soir sur France 2, le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé le lancement de ce simulateur de calcul des pensions de retraite si le Nouveau Front populaire mettait en œuvre son programme.

« Tous les Français qui nous regardent peuvent se connecter sur le site. Vous entrez le montant de votre retraite et vous voyez à combien s’élève votre CSG (cotisation sociale générale) augmentera et combien cela vous coûtera-t-il de moins à la retraite ?a déclaré Gabriel Attal, postant ensuite le lien vers le site sur le réseau social X.

La France Insoumise contre-attaque rapidement. « Nous saisissons le juge judiciaire sur le fondement de l’article L163-2 du Code électoral en raison d’allégations fausses et trompeuses susceptibles d’altérer le vote », a déclaré le mouvement à l’AFP. Objectif : « Arrêtez cette diffusion »comme prévu au présent article du Code électoral. Le juge des référés doit statuer dans les quarante-huit heures qui suivent la saisine.

« Ce simulateur ment »a assuré LFI dans un communiqué, expliquant qu’il s’appuie « sur des méthodes de calcul qui ne figurent pas dans le programme du Nouveau Front Populaire et donnent des résultats totalement incohérents qui pourraient induire en erreur » les électeurs. « A quelques jours du scrutin, cette campagne de désinformation est tout simplement inacceptable »ajoute le mouvement.