L’inflation baisse encore en juin, à 2,1% sur un an

Ce recul de la hausse des prix s’explique notamment par un « ralentissement » de la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation. La dette publique s’est élevée à 110,7% du PIB à la fin du premier trimestre.

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Des clients font leurs courses dans un magasin à Toulouse (Haute-Garonne), le 20 mars 2023. (ADRIEN NOWAK / AFP)

La hausse des prix en France a été de 2,1% sur un an, soit 0,2 point de moins qu’en mai, a annoncé vendredi 28 juin l’Institut national de la statistique. L’inflation reprend ainsi sa lente décrue après une légère hausse, alors qu’elle avait augmenté de 0,1 point par rapport à avril (2,2% sur un an). En juin 2023, il atteint encore 4,5 %.

La baisse observée en juin s’explique à la fois par une « ralentir » de la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation, et d’une évolution au même rythme qu’en mai des prix du tabac, des produits manufacturés et des services, détaille l’Institut. Le coût des produits alimentaires a augmenté de 0,8% sur un an en juin, contre 1,3% en mai, celui de l’énergie a augmenté de 4,8%, alors qu’il augmentait encore de 5,7% un mois plus tôt. Le prix des prestations a augmenté de 2,8% sur un an en juin, un chiffre identique à celui de mai. Le prix du tabac a augmenté de 8,7% comme en mai alors que celui des produits manufacturés est resté stable (0%).

La dette publique de la France a grimpé à 110,7% du PIB à la fin du premier trimestre, contre 109,9% (révisé à la baisse) fin 2023, a annoncé vendredi l’Insee. La dette publique du pays, en forte hausse depuis la crise sanitaire, a augmenté de 58,3 milliards d’euros pour atteindre 3.159,7 milliards d’euros, a précisé l’Insee, alors que le mauvais état des finances publiques est l’un des enjeux centraux de la campagne des législatives anticipées. La dette publique est en baisse par rapport au premier trimestre 2023 (111,9% du PIB).

L’augmentation enregistrée sur les trois premiers mois de l’année est due principalement à l’augmentation de la dette de l’État (+44,4 milliards d’euros), tandis que celle des administrations de sécurité sociale a augmenté de 12,9 milliards d’euros. En revanche, la dette des administrations publiques locales est restée quasiment stable (+0,8 milliard), tout comme celle des divers organismes de l’administration centrale (+0,2 milliard).

Pour réduire la dette et ramener le déficit public sous le seuil européen de 3% du PIB, le gouvernement prévoyait, avant l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin, un effort budgétaire de 20 milliards supplémentaires en 2024, puis de 20 milliards supplémentaires en 2025. Après avoir vu sa note souveraine dégradée par l’agence de notation S&P Global Ratings fin mai, la France a été pointée du doigt en juin par la Commission européenne qui a ouvert la voie à une procédure pour déficits publics excessifs.