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« Maîtres chez nous », c’est possible mais…

Avec son « Cadre financier pour un Québec indépendant », le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, démontre mathématiquement qu’il est possible de devenir complètement « maître chez soi ».

De plus, en tenant compte de sept années de données et de projections fédérales et québécoises allant de l’exercice financier 2021-22 à celui de 2027-28, les finances d’un Québec indépendant permettraient de générer des économies de 12 milliards de dollars lorsqu’on y ajoute la part du Québec dans les déficits fédéraux.

«Quand on compare la situation budgétaire d’un Québec indépendant potentiel avec celle des pays du G7, on voit que dès la première année d’indépendance, le Québec aurait occupé (en 2023) la deuxième place en termes de son solde budgétaire, en pourcentage du PIB, » dit le chef des souverainistes. Et ce, en tenant compte de la part de la lourde dette fédérale que devra assumer le Québec s’il se sépare.

LE GRAND INCONNU

Mathématiquement parlant, le Québec souverain aurait ainsi un bel avenir !

Mathématiquement, dis-je. Car tous les chiffres projetés dans ce nouveau cadre financier d’un Québec indépendant supposent que la séparation se ferait sans le moindre soubresaut économique ou financier. Ce est-à-dire:

– Aucune grande entreprise ne s’enfuirait.

– Les entreprises continueraient à fonctionner sans que leur chiffre d’affaires et leur rentabilité soient affectés.

– Les banques canadiennes continueraient de les financer sans crainte.

– Aucun ralentissement économique ne se produirait dans les années qui suivraient la séparation.

– Plus de chômage.

– Même niveau d’exportations, tant interprovinciales qu’internationales.

– Les ménages québécois continueraient de consommer au même rythme.

– Le gouvernement d’un Québec souverain réussirait à financer sa dette sans encourir une prime de risque qui augmenterait le coût des intérêts sur les emprunts.

– Même l’hypothétique création de la « piastre québécoise » se ferait sans heurts.

– Et ce, sans résistance de la part du gouvernement fédéral et de ses pays alliés.

Est-il trop beau pour être vrai que la séparation du Québec puisse se faire sans le moindre accroc ? C’est la grande inconnue ! Nous convenons que la CAQ, les Libéraux, les Fédéraux et autres défenseurs du fédéralisme ne vont pas rester les bras croisés.

LES ATOUTS DU QUÉBEC

Nous sommes évidemment uniques en Amérique de par notre culture francophone. Cela nous a permis de nouer des liens étroits avec la France.

D’ailleurs, n’ayons pas honte de le dire : le Québec possède d’énormes atouts économiques.

Nos ressources naturelles sont abondantes. Hydro-Québec représente à elle seule un atout majeur pour l’autonomie du Québec, en plus d’être un levier clé pour tisser des liens économiques étroits avec les États-Unis. Actif total d’Hydro : 90 milliards de dollars.

La Caisse de dépôt et placement du Québec, avec son actif net de 424 milliards de dollars, est un acteur important sur les marchés financiers mondiaux. La Caisse, à elle seule, pourrait financer plus du double de la dette actuelle de la province !

Que dire du Mouvement Desjardins, qui dessert 7,5 millions de membres avec ses fonds et ses multiples filiales dans tous les secteurs financiers. Son actif total : 407 milliards de dollars.

La valeur marchande du TOP 50 des plus grandes capitalisations boursières au Québec Inc. s’élève à plus de 500 milliards de dollars en bourse.

En matière de commerce interprovincial, quelque 21,7 % des entreprises québécoises achètent des biens et services auprès d’autres provinces canadiennes. En contrepartie, 18,4 % de nos entreprises vendent des biens et services dans d’autres provinces. Ce sont donc les autres provinces qui profitent du changement !

Mais en termes de volume de commerce interprovincial, sachez que le Québec, selon les dernières données disponibles (2021), sort gagnant. Nous avons exporté des biens et des services vers d’autres provinces pour une valeur totale de 86,5 milliards de dollars, soit 7,3 milliards de dollars de plus que la valeur des importations (79,2 milliards de dollars) en provenance des autres provinces. Notre principal partenaire canadien est l’Ontario.

En termes de commerce international, la valeur des importations de produits a atteint 124 milliards de dollars en 2022, soit 11 milliards de dollars de plus que la valeur (113 milliards de dollars) de nos exportations.

Notre plus grand partenaire commercial est de loin les États-Unis. Des produits d’une valeur de 82,6 milliards de dollars y ont été exportés l’année dernière. Et nos importations en provenance des États-Unis ont atteint 43,4 milliards de dollars.

Comme les grands banquiers de la haute finance mondiale sont bien implantés aux États-Unis, nous avons intérêt à les convaincre du bien-fondé pour les États-Unis d’un hypothétique Québec indépendant.

Mauvais défi ! Que Paul St-Pierre Plamondon et ses partisans d’un Québec souverain le prennent pour acquis !


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