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Mensonges d’État : pourquoi ce film a contraint Golshifteh Farahani à quitter définitivement l’Iran – Télé-Loisirs

Golshifteh Farahani face à Leonardo DiCaprio dans Mensonges d’État, diffusé ce dimanche 28 janvier 2024 à 21 heures sur Arte. Un film qui a ouvert les portes d’Hollywood à l’actrice franco-iranienne… tout en la contraignant à l’exil de son pays d’origine.

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Dans la filmographie longue et éclectique de Ridley Scott (Alien, le huitième passager, Coureur de lame, Gladiateur…), Mensonges d’État n’est peut-être pas le long métrage le plus connu. Cela n’en reste pas moins un thriller d’espionnage redoutablement efficace. Se plaçant dans un contexte évident post-11-Septembre, le réalisateur anglais interroge habilement la politique internationale des États-Unis, et plus particulièrement les actions de la CIA, ainsi que la montée du terrorisme. Leonardo DiCaprio incarne Roger Ferris, un ancien journaliste de guerre devenu agent. Chargé de traquer l’un des dirigeants d’Al-Qaïda, il tente d’infiltrer son réseau en Jordanie, tout en devant rendre compte à son nébuleux chef de division incarné par Russell Crowe. Un film éminemment politique donc. Tout comme la réalité dont l’actrice iranienne Golshifteh Farahani a fait l’expérience dramatique.

Une projection qui scandalise l’Iran

Durant les années 2000, Golshifteh Farahani s’impose dans le cinéma iranien. Elle voit les portes d’Hollywood s’ouvrir à la fin de la décennie lorsqu’elle obtient un second rôle dans Lie of the State. Une première pour une actrice iranienne depuis la révolution islamique de 1979. L’actrice née à Téhéran incarne une jeune infirmière jordanienne qui entre dans une relation avec le personnage de Leonardo DiCaprio qui lui cause des ennuis (et c’est un euphémisme). En 2008, en marge de la sortie du film, Golshifteh Farahani a eu l’audace de venir à une projection du film aux Etats-Unis, dévoilée et en robe décolletée. Cette tenue déplaît grandement au régime iranien. À son retour chez elle, elle a été accusée d’être une espionne et interrogée pendant plusieurs mois. Cette situation la contraint finalement à l’exil.

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Golshifteh Farahani, actrice engagée

Les autorités iraniennes lui ont confisqué son passeport et elle a fui son pays pour s’installer définitivement à Paris. «J’étais condamné à vivre en exil»a-t-elle expliqué au micro deEurope 1 en 2016. Avant de parler franchement du contexte de son pays d’origine : « En Iran, on a ce sentiment d’être contrôlé tout le temps. Quand j’étais là-bas, tous les téléphones étaient contrôlés. Je devais chercher différentes cabines pour appeler à l’étranger. On a ce sentiment d’être contrôlé tout le temps, depuis le début de notre vie ». Plus récemment, elle a confié « avoir détesté être une femme en Iran » lors d’un entretien accordé à Monde. Libre depuis, Golshifteh Farahani a notamment posé nue en couverture du magazine Égocentrique en 2015. Elle utilise régulièrement son statut d’actrice pour prendre position, aussi bien indirectement à travers ses choix de carrière que plus directement sur les réseaux sociaux ou dans les médias, notamment concernant les violences faites aux femmes en Iran.

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