mobilisations massives contre le projet de loi sur l’influence étrangère

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Les mobilisations se poursuivent en Géorgie, jeudi 18 avril, contre un projet de loi très controversé adopté la veille malgré le boycott de l'opposition.  Jugé liberticide, le projet de loi serait une copie conforme d'une loi russe selon les manifestants.

Géorgie : mobilisations massives contre le projet de loi sur l’influence étrangère
Les mobilisations se poursuivent en Géorgie, jeudi 18 avril, contre un projet de loi très controversé adopté la veille malgré le boycott de l’opposition. Jugé liberticide, le projet de loi serait une copie conforme d’une loi russe selon les manifestants.
(franceinfo)

Les mobilisations se poursuivent en Géorgie, jeudi 18 avril, contre un projet de loi très controversé adopté la veille malgré le boycott de l’opposition. Jugé liberticide, le projet de loi serait une copie conforme d’une loi russe selon les manifestants.

Quelques centaines de policiers face à 20 000 manifestants. Devant les portes du Parlement à Tbilissi, en Géorgie, dans la soirée du mercredi 17 avril, la foule est compacte et déterminée à enterrer le projet de loi sur l’influence étrangère. Adopté quelques minutes plus tôt en première lecture par le Parlement, le texte déchire le pays depuis plusieurs mois. Mardi 16 avril, dans l’hémicycle, un député de l’opposition pro-européenne a violemment frappé au visage son collègue de la majorité pro-russe.

Une influence pro-russe

La loi sur l’influence étrangère pourrait imposer à toute entreprise ou association financée à plus de 20% par des étrangers de s’enregistrer comme « organisation poursuivant les intérêts d’une puissance étrangère ». Le gouvernement, initiateur du projet, assure qu’il apporterait plus de transparence dans le financement des organismes. À l’inverse, les manifestants craignent que cela ne devienne un outil de répression contre les ONG et les médias indépendants, ce qui pourrait éloigner la Géorgie de l’entrée dans l’Union européenne. Le pays est en proie à une forte influence russe. Deux autres lectures doivent encore suivre pour que le texte soit adopté.