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Moisissure et amiante à l’école Sophie-Barat

L’école secondaire Sophie-Barat de Montréal est en si mauvais état qu’une récente visite de la CNESST a démontré que des mesures correctives urgentes devaient être prises pour régler les problèmes de moisissure et d’exposition possible à l’amiante.

Publié à 10:32
Mis à jour à 10h49

Moisissure et amiante à l’école Sophie-Barat

Marie-Ève ​​Morasse
La presse

Située dans le quartier Ahuntsic de Montréal, cette école est le plus ancien bâtiment appartenant au centre de services scolaire de Montréal. Il est considéré en « très mauvais état » par Québec, et son déficit de maintien des actifs s’élève à près de 50 millions de dollars.

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) y a effectué une inspection la semaine dernière et a constaté des manquements à plusieurs endroits.

Dans la salle de musculation ainsi que dans deux couloirs, les inspecteurs ont constaté que des dalles acoustiques sont perforées ou absentes.  » […] Ces ouvertures dans le plafond suspendu pourraient présenter un risque de chute de poussière d’amiante au sol », lit-on dans le rapport de la CNESST.

On apprend aussi qu’un dégât des eaux s’est produit à l’école lors des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la métropole le 13 septembre dernier.

Moisissure et amiante à l’école Sophie-Barat

PHOTO D’UN RAPPORT DE LA CNESST

Un plafond de l’école Sophie-Barat où les tuiles n’ont pas été remplacées.

 » […] Les sols en carreaux de vinyle de la salle de musculation et de la salle de concierge ne sont pas encore complètement secs à cause des dégâts des eaux », indique le rapport.

On signale également une tuile acoustique « montrant un anneau d’au moins 50 cm de diamètre, incurvé et percé par le poids de l’eau » dans un couloir du troisième étage.

« Selon un enseignant rencontré sur les lieux, le carrelage est dans cet état depuis plus d’un an. Ainsi, contrairement à la procédure décrite par l’employeur, les tuiles acoustiques présentant des traces d’écoulement d’eau ne sont pas systématiquement remplacées », observe la CNESST.

Le cas de Sophie-Barat est « une illustration de l’échec du CSSDM », estime le président de l’Alliance des enseignants et enseignantes de Montréal.

« Le rapport de la CNESST est sans équivoque : nous ne sommes pas dans la recommandation, nous sommes dans l’urgence d’agir. Nous sommes là pour les professeurs de Sophie-Barat et pour tous ceux de Montréal », précise Catherine Beauvais-St-Pierre.

Publié le 20 septembre, le rapport donnait deux jours au Centre de services scolaire de Montréal pour apporter les corrections demandées.

Le lycée Sophie-Barat compte environ 1 700 élèves. En 2020, près d’un tiers d’entre eux ont été relogés en urgence dans une école du quartier Saint-Michel car une partie du bâtiment risquait de s’effondrer.


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