Montpellier : pourquoi les familles des Harkis du « camp Redon » seront reconnues par la Nation

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Une nouvelle action des membres du Ligue féminine Harkis de Montpellier devant le siège de l’ONAC – Office National des Combattants et Victimes de Guerre – cela a-t-il porté ses fruits ? Les quatorze familles desancien camp appelé « Redon», à Montpellier qui réclament de bénéficier de la loi 2022 sur la reconnaissance de la Nation viennent d’apprendre qu’ils ont obtenu satisfaction.

Cette « ville redonnaise », bien moins connue que les autres à Montpellier, était délimitée à l’époque entre l’actuelle place de l’Esplanade Charles de Gaulle et le collège Jean Mermoz.

Le 22 avril, l’association Ligue féminine Harkis a rassemblé ses adhérentes devant les locaux de l’ONAC à Montpellier pour exprimer une nouvelle fois leur mécontentement. « Au-delà des situations précaires comme l’accès au logement pour de nombreux Harkis, il s’agissait cette fois de reconnaître l’existence du camp Harkis dit de « Redon » où 14 familles de Harkis. Le problème est que tant que la Commission indépendante pour la reconnaissance et la réparation des Harkis, présidée par Jean-Marie Bockel, ne classera pas officiellement ce camp de Redon, ces familles ne pourront pas formuler leur demande d’indemnisation prévue par la loi. Non. 2022-229 dite de reconnaissance et de réparation des Harkis du 23 février 2022 », a dénoncé un responsable de l’association.

« En réponse à l’inaction », la Ligue des femmes Harkis a réuni une cinquantaine de ses adhérentes le 22 avril 2024 et suite à ce nouveau sit-in, le troisième en un an, les services de la préfecture de l’Hérault indiquent que le directeur de cabinet du préfet , Élisa Basso, prévoit de recevoir prochainement des membres de la Ligue féminine Harkis pour faire le point sur cette situation.

Rapport remis à Gabriel Attal

Entre-temps, une bonne nouvelle est tombée: en début de semaine, le secrétaire d’État chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire, Patricia Miralles a annoncé que le deuxième rapport sur cette question de la Commission nationale indépendante Harkis, la CNIH, qui sera dévoilé en mai, inclut la ville de Redon. Il sera remis immédiatement au Premier ministre, Gabriel Attal. De quoi rassurer ces familles montpelliéraines, sans que leur combat ne s’arrête au sein de la Ligue féminine Harkis.

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