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Netflix, Disney+… Comment expliquer les hausses de prix sur les plateformes de streaming ?

C’est la fin des « bons plans » sur les plateformes de streaming. Depuis ce mercredi, Disney+ est le dernier poids lourd du secteur à augmenter ses tarifs.

Une augmentation de 33%. L’abonnement à la plateforme de streaming Disney+ coûte 12 euros par mois depuis le 1er novembre. Il y a trois ans, c’était presque la moitié moins cher. Derrière cette hausse de prix, la plateforme de la souris aux grandes oreilles ne fait en réalité que suivre le mouvement. Il y a dix ans, l’offre de Netflix était imbattable avec un forfait de base à 8 euros par mois. Or, depuis mi-octobre, cette formule est passée à 11 euros. Apple TV+ a doublé son prix en trois ans pour atteindre 10 euros par mois. Amazon Prime a lancé le mouvement en augmentant son abonnement de 40 %.

Aujourd’hui, deux Français sur trois sont abonnés à au moins une plateforme. Mais la facture devient salée. Il faut compter 39 euros par mois pour souscrire à ces quatre poids lourds du secteur, soit 60 % de plus qu’à leur lancement. Cependant, le budget moyen du consommateur n’est pas extensible : 42 euros par mois, selon une étude de BearingPoint.

« Donner de nouvelles opportunités aux annonceurs »

Mais ce n’est pas la fin d’un modèle. Derrière ces prix attractifs au départ, il y avait une stratégie volontaire pour attirer la clientèle vers ces nouveaux lecteurs là où le DVD était en chute libre et la fréquentation des cinémas en perte de vitesse. Et puis, ces plateformes ont mangé leur pain : dans un contexte économique de taux d’intérêt élevés, elles visent clairement la rentabilité. Netflix facture désormais le partage de codes avec des personnes qui ne font pas partie de notre foyer, par exemple. Et cela a tellement bien fonctionné que Disney+ va faire de même.

Finalement, ces plateformes, qui ont inventé une nouvelle manière de regarder les programmes, rentrent effectivement dans le rang. Elles ont été construites en copiant – à moindre coût – les chaînes payantes. Le public l’a tellement suivi que« nous devons donner de nouvelles opportunités à nos annonceurs », explique le patron de Disney+. En clair, puisque les téléspectateurs commencent à déserter les chaînes traditionnelles, mettons de la publicité sur ces plateformes.

La conséquence est que tous les prix des abonnements augmentent… sauf ceux avec coupures publicitaires. Parallèlement à l’augmentation de ses tarifs, Disney+ lance également une formule avec de la publicité à 6 euros, à l’instar de Netflix. La palme revient à Amazon prime : la plateforme n’augmentera pas ses prix de sitôt, mais se transforme directement en plateforme publicitaire.

De quoi regretter les bouquets de chaînes payantes des années 2000 : Canal+, qui faisait le pari de proposer des bouquets avec plusieurs plateformes, comme Apple TV+, a peut-être fait le bon choix pour rester dans la course.

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