Nouvelle-Calédonie : « Nous avons perdu trente-cinq ans de paix en trois jours »

ViolencePillage, destructions, meurtres : la Nouvelle-Calédonie, archipel du Pacifique à 17 000 kilomètres de la France, brûle comme jamais depuis les années 1980, les années noires.

Depuis lundi, cinq personnes sont mortes : trois Kanaks âgés de 17, 20 et 36 ans, tués par des particuliers. Mais aussi deux gendarmes, dont un deuxième jeudi. Un coup de feu « accidentel » selon le ministère de l’Intérieur.

Des indépendantistes sont dans les rues, mais aussi des pilleurs et des milices citoyennes organisées qui défendent leurs quartiers… Avec des dizaines de milliers d’armes en circulation dans l’archipel, l’incertitude est totale. Le représentant de l’Etat sur place évoque un « risque de guerre civile ».

Alors que les partis loyalistes et indépendantistes appellent au calme, le gouvernement a décrété mercredi l’état d’urgence, un régime d’exception sous lequel, en quelques heures, dix militants indépendantistes ont déjà été assignés à résidence. D’autres convocations pourraient suivre, a insisté jeudi le ministre de l’Intérieur.

Pourquoi cette explosion de violence, qui s’inscrit dans une longue histoire coloniale ? Comment caractériser la réponse du gouvernement français, qui montre ses muscles mais porte une responsabilité majeure dans cette crise ? Quelles sont les solutions pour s’en sortir ?

Un spectacle présenté par Mathieu Magnaudeix. Avec nos invités :

  • Ellen Salvichef de la division politique de Mediapart ;
  • Isabelle Leblicethnologue, directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste des sociétés kanak ;
  • Jérôme Guedjdéputé du Parti Socialiste;
  • Romuald Pidjotsecrétaire adjoint de l’Union calédonienne, membre du bureau politique du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS).

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