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Nouvelle version du REM de l’Est |  QS ne veut pas de train aérien, ce qui créerait une « fracture urbaine »

(Montréal) Tout, sauf un train aérien. Voilà qui résume la position de Québec solidaire, qui s’engage à ne jamais ériger de structures en béton dans l’est de Montréal, pour remplacer le projet du REM de l’Est, s’il est porté au pouvoir en octobre prochain. .

Publié à 12:53

Mathieu Paquette
La Presse Canadienne

Le député d’Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc, et la candidate de Bourget, Marie-Eve Rancourt, sont sortis lundi pour confirmer que sous un gouvernement uni, un train aérien léger ne serait jamais installé dans les quartiers Est. Montréal, puisque ce mode créerait une nouvelle « fracture urbaine », selon eux.

«L’horreur visuelle que cela créerait pour les voisins qui vivent dans ces quartiers serait insupportable», a déclaré M. Leduc en entrevue avec La Presse canadienne. « Avoir une structure en béton de 10 mètres de haut comme voisin n’est pas amusant. »

Le REM de l’Est devait à l’origine relier l’est de l’île au centre-ville par voie aérienne sur la majorité de son parcours. La promesse : se rendre de Pointe-aux-Trembles au centre-ville en 25 minutes.

Nouvelle version du REM de l’Est |  QS ne veut pas de train aérien, ce qui créerait une « fracture urbaine »

Photo Catherine Lefebvre, archives LA PRESSE

Le député d’Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc lors d’une manifestation contre l’air REM, en 2021.

Mais en raison de nombreuses critiques, le projet a été retiré des mains de CDPQ Infra, la branche immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec, et le gouvernement du Québec a pris les rênes plus tôt ce mois-ci.

Québec solidaire craint toutefois que le nouveau projet, toujours à l’étude par le gouvernement, la Ville de Montréal et l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), retienne l’idée d’un train aérien léger – ce qu’il a farouchement s’oppose.

« Il n’y a pas d’acceptabilité sociale pour ce mode, explique Mmoi Rancourt. Il a été critiqué par les citoyens, mais aussi par les architectes et les urbanistes. C’est une fracture urbaine qui viendrait s’ajouter à un quartier où elles sont déjà nombreuses. »

Nouvelle mise en page, mais aussi nouveau mode

Lorsqu’il a repris le contrôle du projet, le gouvernement a immédiatement annoncé que la portion du centre-ville, fortement dénoncée en raison de l’impact architectural qu’auraient eu les structures de béton du boulevard René-Lévesque, était abandonnée.

Mais selon Québec solidaire, le tracé du nouveau projet pour les quartiers Est demeure trop flou. « Je serais curieux d’aller faire un tour dans ces quartiers et de voir si les gens savent que le transport aérien est toujours sur la table », souligne M. Leduc.

Lors d’une séance d’information organisée la semaine dernière par le Collectif en environnement Mercier-Est – un groupe de citoyens opposés au projet du REM Est – l’ARTM a affirmé que toutes les options étaient sur la table. sur le nouveau projet.

« Rien n’est figé », a déclaré le directeur général, Affaires publiques, marketing et expérience client de l’ARTM, Michel Lemay. […] D’ici la fin de l’année, nous voulons pouvoir proposer un mode et les grands paramètres de ce que j’appellerais une solution alternative qui puisse rallier tout le monde. »

CDPQ Infra a d’abord choisi un train aérien pour son métro léger, car ce mode permet d’éviter les intersections et autres obstacles sur une voie partagée avec d’autres véhicules. Le gain de temps était donc considérable par rapport au temps nécessaire pour effectuer le même trajet en voiture ou en bus.

Bien sûr, un métro souterrain évite aussi ces écueils, mais il est beaucoup plus coûteux à construire.

Mais Québec solidaire estime que ce gain de temps n’est pas suffisant pour justifier l’installation de structures de béton dans les quartiers résidentiels. Le parti estime que si le train aérien peut répondre aux besoins des personnes qui voyagent fréquemment de l’est vers le centre-ville, il néglige ceux qui doivent se déplacer entre les quartiers.

« Il y a aussi des déplacements à l’intérieur des quartiers. Il faut évaluer les besoins et y répondre de façon appropriée », explique Mme.moi Rancourt.

Québec solidaire n’a pas décidé sur quel mode – tram, métro ou autre – il jetterait son dévolu une fois au pouvoir, mais le parti est convaincu qu’un train aérien ne peut pas fonctionner.

Consultations publiques

Une courte marche sur les rues Souligny et Sherbrooke dans le quartier Mercier permet d’apercevoir de nombreuses enseignes s’opposant au REM de l’Est.

Maintenant qu’ils ont obtenu l’abandon du projet initial, les citoyens demandent à être consultés pour sa nouvelle version. C’est ce qu’ont fait plusieurs d’entre eux lors de la rencontre organisée la semaine dernière avec l’ARTM.

« Je voudrais qu’on porte la voix des nombreuses personnes qui sont là ce soir et qui ne veulent pas d’un parcours aérien », a lancé l’un d’eux sous les applaudissements de la foule.

L’ARTM a promis de poursuivre les consultations, et c’est aussi ce que demande Québec solidaire.

« On a besoin d’un lien structurant dans l’Est, il y a consensus là-dessus, mais construisons-le avec des professionnels de l’ARTM et en fonction des besoins des gens pour avoir le meilleur projet possible », pense M. Leduc. .


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