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Ouragans en Amérique du Nord |  Une autre saison active arrive

Encore une fois cette année, une saison des ouragans plus active que la moyenne est attendue, selon le Centre canadien des ouragans (CHC) et la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis.

Posté à 14h30

Ouragans en Amérique du Nord |  Une autre saison active arrive

Frédérik-Xavier Duhamel
La presse

La NOAA prévoit qu’il y aura entre 14 et 21 tempêtes nommées cette saison dans l’Atlantique, alors que la moyenne des 30 dernières années est de 14. De ce nombre, entre six et 10 devraient atteindre le statut d’ouragan.

« Il y a de bonnes chances que nous ayons une saison active », a déclaré le météorologue du CHC, Bob Robichaud, lors d’une conférence de presse mardi. La NOAA estime que 2022 a 65% de chances d’être une saison plus occupée que la normale, et seulement 10% de chances de moins.

L’an dernier, pas moins de 21 tempêtes ont eu des vents suffisamment forts pour être nommées, dépassant les prévisions et épuisant la liste des noms prévue à cet effet. De ce nombre, huit sont entrés dans la zone d’intervention du CCPO, soit près du double de la moyenne entre quatre et cinq tempêtes.

« Nous avons eu notre premier ouragan depuis plusieurs années ici au Canada avec larry qui a frappé Terre-Neuve en tant que tempête de catégorie 1 », a également rappelé M. Robichaud.

Officiellement, la saison des ouragans s’étend du 1euh De juin au 30 novembre, lorsque la température des eaux de l’Atlantique est suffisamment élevée pour être propice à un cyclone tropical, et « septembre est le mois le plus actif », précise le météorologue.

Mais « en ce moment, les températures de l’eau dans l’Atlantique sont déjà en moyenne plus chaudes que la normale », a-t-il déclaré. La première tempête nommée cette année – qui n’a pas encore été détectée – s’appelleraAlexandre.

Selon M. Robichaud, le grand nombre de tempêtes prévues et avérées au cours des dernières années est en partie attribuable à l’amélioration de la précision des outils dont disposent les météorologues. «Nous détectons donc maintenant des orages que nous n’aurions probablement pas détectés il y a à peine 10 ans. »

Quant à l’influence du changement climatique, « nous n’aurons pas nécessairement plus de tempêtes avec un climat plus chaud, mais les tempêtes que nous avons pourraient être un peu plus fortes », a-t-il noté.

Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) indique que « la proportion d’ouragans dans les catégories les plus fortes a probablement augmenté » au cours des 40 dernières années.

Il souligne également que « la vie et la sécurité humaines en Amérique du Nord et particulièrement le long des côtes […] du Canada atlantique » sera menacée par « de violentes tempêtes et ouragans, même avec un réchauffement planétaire limité à 1,5 °C ».


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