Pradié « retrouve sa liberté », mais dans quel but ?

Ddepuis des mois, il jouait avec le bouton de l’arme atomique, hésitant à appuyer. Déjà, lors de l’épisode de la réforme des retraites qui a vu Éric Ciotti l’écarter de son poste de numéro deux pour lui avoir tenu tête sur la question des carrières longues et pour avoir voté la censure du gouvernement, Aurélien Pradié avait hésité à claquer la porte à une fête pleine de, comme il dit, « zombies ».

Ce mercredi 26 juin, l’élu, désormais ex-LR sortant du Lot, a précipité sa décision. A quatre jours du premier tour des élections législatives, le voici dans un entretien avec La Dépêche du Midi. Les lecteurs attentifs auront cependant noté un détail instructif : à aucun moment il ne prononce les mots « quitter le parti », parlant plutôt de « reprendre sa liberté ». Mais pour quoi faire, exactement ?

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En ces temps de grande décomposition du paysage politique, il y a place aux audacieux qui se disent que tout ce qui était impossible jusqu’à présent pourrait le devenir demain. Nouveau héraut proclamé du gaullisme social, le Lotois, qui accuse son camp de ne plus parler aux catégories populaires depuis des lustres, sait qu’il a une voix unique. Et qu’il pourrait avoir sa place demain dans un hypothétique gouvernement d’union nationale allant des communistes à la droite républicaine, si le Rassemblement national ne parvenait pas à obtenir une majorité. « Nous sommes à l’année zéro de la reconstruction (…) Lire la suite