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Première exposition en France de l’artiste anglais Issy Wood, présentée comme un journal intime chez Lafayette Anticipations


A Paris, Issy Wood, une jeune Anglaise de 30 ans repérée par le « New York Times », s’inspire des objets de sa grand-mère maternelle et reproduit des selfies sur des toiles quasi photographiques dans son exposition « Study For No ».

Petites soupières, porcelaines, intérieurs de voitures en cuir ou portraits bouches ouvertes. L’artiste anglaise Issy Wood dévoile son exposition Étudier pour non chez Lafayette Anticipations, à Paris, sous forme de journal jusqu’au 7 janvier 2024. Diplômée des Royal Academy Schools de Londres, elle peint un univers teinté d’humour sur les représentations du corps et des objets en accompagnant chaque œuvre d’une anecdote personnelle.

Un art pas si abstrait

Pour sa première exposition en France, Issy Wood projette son regard amusé, parfois désillusionné, sur le monde contemporain jonché de paradoxes en tous genres. « J’imagine que quiconque a été témoin de la crise de la quarantaine de son père aurait du mal à comprendre cette attirance des voitures pour les hommes, des hommes pour les voitures. »peut-on lire à côté de la toile Allez papa! (Magie qui change la vie), qui montre l’intérieur brillant d’une voiture.

La jeune Anglaise ne nous laisse jamais interloqué par une œuvre profondément appréciable. Il est donc quasiment impossible de se tromper face à un art contemporain souvent abstrait. « Ma grand-mère est la seule personne que je connais qui garde et utilise des soupières. (…) Dans mon esprit, la soupière géante satisfait une partie de moi qui souhaite que la soupe ne soit jamais finie »lisons-nous avec un sourire narquois devant un énorme tableau représentant une soupière.

Journal personnel

Issy Wood se livre à des anecdotes qui ont pu déclencher des réflexions artistiques. On découvre par exemple le portrait d’Opium, le chien de son amie Vanessa, dont Issy Wood s’occupait alors que personne ne pouvait se réunir à l’intérieur à cause du Covid. « Pour peindre un vrai chien, j’ai utilisé ce que j’avais appris en peignant des vestes doublées de fourrure. » Les peintures d’Issy Wood sont d’un réalisme saisissant. On croit d’abord à une exposition de photos floues, retouchées. Lorsqu’on se rapproche des toiles on reconnaît la texture de l’huile sur lin, technique privilégiée par l’artiste.

Bois d'Issy,

Les portraits dentaires d’Issy Wood traduisent l’angoisse de la visite chez le dentiste. Elle n’hésite pas à montrer sans filtre la réalité des actes dentaires. Elle fait surtout un lien avec sa vie personnelle. Plus l’exposition avance, plus on a l’impression de connaître personnellement Issy Wood. C’est une immersion dans son intimité. « La bouche est centrale pour toutes les personnes souffrant de troubles du comportement alimentaire, et plus particulièrement de boulimie mentale, puisque l’érosion provoquée par l’acide gastrique met en danger les dents et la gorge. explique l’artiste elle-même, touchée par ces troubles.

Issy Bois (à droite)

Issy Wood parle aussi des difficultés de peindre sa mère : « trop sacré » à incarner ou Carmela Soprano de la série Les Sopranos. « Ses ongles semblaient toujours être la seule chose qui restait intacte lorsque sa vie s’effondrait. »

Bois d'Issy,

Les peintures d’Issy Wood parlent de fragments de la vie quotidienne. L’artiste fait de son travail une façon de parler à cœur ouvert, ce qu’elle avait déjà fait en publiant les notes de son blog personnel en 2022, intitulées Reine bébé. Lafayette Anticipations publie Reine bébé, une version française tirée de l’œuvre originale : « Je me suis déjà rasé la tête, en 2012, quand j’avais l’air plus émacié mais plus enfantin. C’était pour un travail de mannequin mal payé et j’ai sauté sur l’occasion. (…) Avec le crâne rasé, combiné avec un IMC faible, les gens me regardaient comme si j’étais un malade, un homme, un criminel ou tout ça à la fois.», écrit Issy Wood. Un journal visuel qui ne se prend pas au sérieux.

« Study For No », première exposition française d’Issy Wod chez Lafayette Anticipations, à Paris, jusqu’au 7 janvier 2024

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