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Prix ​​record de l’essence : temps difficiles pour l’industrie du taxi

Le prix record de l’essence nuit gravement à l’industrie du taxi. À 1,92 $ le litre au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les entreprises peinent à garder la tête hors de l’eau et voient certains de leurs véhicules tourner à perte.

« Notre principale dépense dans le taxi est vraiment l’essence. Nous avons sauté le pas et nous sommes découragés. Depuis la nouvelle loi 17, il semble que tout nous tombe toujours dessus : il y a eu la pandémie, la perte de salariés. Là, on n’arrive plus à mettre un salarié dans un taxi, ce n’est pas rentable à mon avis. Si nous conduisons nous-mêmes notre taxi, nous pourrons peut-être toucher un salaire, mais en ce moment, je pense que nous exploitons des taxis à perte », a déclaré Roger Bérubé, président de Taxi Diamond dans l’arrondissement de Jonquière, au Saguenay.

« Je dirais qu’on marche pour presque rien. Il n’y a pas d’argent à gagner cette fois-ci. Ce sont des pertes, des pertes. Nous trouvons cela très malheureux. Et ça ne nous aide pas à embaucher des gens », a ajouté le président des Taxis Unis de Chicoutimi, Hugo Lapointe.

Malgré la flambée des prix du carburant, les entreprises ne sont pas autorisées à augmenter leurs prix. La Commission des transports du Québec décide des prix.

« Si j’étais une épicerie, je pourrais dire : j’augmente le prix de mes aliments. Mais là, comme c’est géré par le gouvernement, je dois attendre qu’il décide de m’élever. Et ça n’a pas été augmenté depuis plusieurs années », a expliqué Roger Bérubé.

La propriétaire de Taxi 2151 dans l’arrondissement de La Baie, Carole Dallaire, estime que la méthode utilisée pour établir les tarifs des taxis est « dépassée ».

« C’est inconcevable dans notre tête. Nos tarifs n’ont pas changé depuis 2018… Il y a eu trop de recul au fil des ans. En 10 ans, nous avions 7,61 %. Deux augmentations : une fois de 5 % et une fois de 2,5 %. C’est bien en dessous du coût de la vie», a dénoncé Carole Dallaire.

Ce qui donne un peu d’espoir aux propriétaires et aux chauffeurs de taxi, c’est que des audiences à ce sujet sont prévues pour la fin mars. Les entreprises estiment qu’un retard d’au moins 20 % est à rattraper.

Malgré tout, l’industrie réclame des changements et de l’aide de la part du gouvernement, d’autant plus que le prix de l’essence risque toujours d’augmenter.

« On parle de 2,50 $ le litre. Est-ce que ça va s’arrêter ? […] A 2,50 le litre, certains tomberont. Ils ne pourront pas continuer, c’est certain. Le gouvernement devra remédier à cela en supprimant les taxes, en donnant des exonérations sur le carburant », a déclaré Mme Dallaire.

« Quel est l’avenir du taxi maintenant ? A-t-il encore un avenir dans l’industrie du taxi ? se demande Roger Bérubé.

Les propriétaires cherchent des solutions pour survivre. Le virage électrique a déjà commencé pour certains. Reste à savoir si cela suffira.


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