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Problèmes d’approvisionnement : les industriels ont perdu plus de 8 milliards de dollars

Les fabricants québécois ont perdu plus de 8,3 milliards de dollars de ventes en raison des perturbations de la chaîne d’approvisionnement, selon un sondage mené par les Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ).

Les résultats du sondage rendus publics mercredi montrent que 90 % des manufacturiers québécois ont déclaré avoir vécu des perturbations liées à leur chaîne d’approvisionnement, dont 60 % qui les qualifient de majeures ou de graves.

« Depuis deux ans, les industriels sont continuellement frappés par de nouvelles perturbations dans leurs chaînes d’approvisionnement. Les grèves au Port de Montréal, les inondations en Colombie-Britannique, le blocus ferroviaire, la situation des camionneurs et, bien sûr, la pandémie, ne sont que quelques exemples qui ont compliqué l’accès aux produits », a rappelé Véronique Proulx, présidente et directrice générale. PDG du MEQ.

Mme Proulx estime que la situation « n’est pas près de se régler » alors que les entreprises « font de leur mieux pour trouver les composantes et les biens dont elles ont besoin ».

Les principaux obstacles de la chaîne d’approvisionnement auxquels sont confrontés les fabricants sont les problèmes de production dus à la pénurie de main-d’œuvre et à l’absentéisme (pour 60 % des répondants), la hausse des coûts de transport (46 %) et l’accès aux composants critiques auprès de fournisseurs étrangers (41 %).

L’enquête révèle également que 80 % des fabricants confrontés à des problèmes de chaîne d’approvisionnement ont été contraints de retarder l’exécution des commandes des clients et d’augmenter les prix.

Aussi, 90 % des répondants sont d’avis que la disponibilité de la main-d’œuvre « représente un défi pour augmenter leur production » au Canada.

Pour atténuer ces impacts, le MEQ demande aux gouvernements d’augmenter le nombre d’immigrants économiques et de travailleurs étrangers temporaires, de mettre en place des mesures fiscales fortes et des programmes de subventions pour aider les entreprises dans l’automatisation et la robotisation. . Mais aussi pour investir dans des infrastructures qui facilitent le commerce et le développement industriel.

« Si nous voulons fabriquer plus de produits au Québec, nous devons mettre en place des mesures spécifiques pour le secteur manufacturier afin d’atténuer la pénurie de main-d’œuvre et faire en sorte que nos chaînes d’approvisionnement soient plus résilientes et efficaces », a ajouté Mme Proulx.

Le sondage a été mené auprès de 300 manufacturiers québécois du 8 au 28 février 2022.


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