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Procès de Dominico Scarfo |  L’accusé ne présentera pas de défense

Dominico Scarfo, qui est jugé par un jury depuis plusieurs semaines pour avoir comploté les meurtres et pour avoir tué les lieutenants de la mafia Lorenzo Giordano et Rocco Sollecito en 2016, ne témoignera pas et ne présentera pas de défense.

Publié à 13h07

Procès de Dominico Scarfo |  L’accusé ne présentera pas de défense

Daniel Renaud
La presse

C’est ce qu’a annoncé mercredi matin son avocat, M.et Luc Trempe, au jury et juge Michel Pennou de la Cour supérieure. Ce dernier a alors indiqué aux jurés que les prochaines étapes du procès seraient les plaidoiries finales des deux parties, les instructions du juge au jury et le délibéré.

Met Trempe a déclaré qu’il n’aurait aucune preuve à présenter et que son client ne témoignerait pas, après avoir terminé le contre-interrogatoire d’un ancien tueur à gages devenu infiltré de la police qui était le témoin clé de l’accusation.

Selon la théorie du parquet, Giordano et Sollecito auraient été assassinés dans le cadre d’un conflit entre un clan calabrais de la mafia montréalaise, dirigé par les frères Andrew et Salvatore Scoppa, et le clan sicilien.

Scarfo aurait été celui qui aurait appuyé sur la gâchette lors du meurtre de Giordano, alors que dans le cas de Sollecito, il aurait conduit une voiture devant la voiture de la victime et l’aurait forcée à s’arrêter pendant plusieurs secondes, de manière à permettre à un tueur à gages pour sortir d’un abribus dans lequel il se cachait et tirer sur le lieutenant mafieux le 27 mai 2016.

Mais trois ans après les meurtres, le tueur à gages devient un agent d’infiltration civil de la Sûreté du Québec et enregistre Scarfo à son insu avec un appareil d’enregistrement portable. L’écoute de ces bandes et le témoignage de la taupe qui a suivi ont constitué l’essentiel de la preuve présentée par l’accusation lors du procès.

Le jury veut interroger la taupe

Fait intéressant, après que l’infiltré eut terminé son témoignage mercredi matin, les jurés ont demandé à pouvoir lui poser directement des questions pour obtenir des éclaircissements sur certains passages des enregistrements écoutés, mais le juge Pennou a refusé leur demande.

« Un procès pénal n’offre pas nécessairement des réponses à toutes les questions et, en tant que juge et jury, vous devez l’accepter. La preuve, vous devez l’accepter et la considérer comme vous l’avez reçue », a déclaré le magistrat aux jurés.

On ne sait pas encore quand commenceront les plaidoiries.

Pour rejoindre Daniel Renaud, composez le 514 285-7000, ext. 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l’adresse postale de La presse.


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