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Projet de loi 96 |  La CAQ et QS voteront pour, le PQ et le PLQ contre





(Québec) Les dés sont jetés : le gouvernement Legault pourra compter sur l’appui de Québec solidaire pour l’adoption du projet de loi 96, qui met à jour la Charte de la langue française, mais le Parti libéral du Québec et le Parti québécois voteront contre.

Publié à 10h44
Mis à jour à 11h30

Projet de loi 96 |  La CAQ et QS voteront pour, le PQ et le PLQ contre

Hugo Pilon Larose
La presse

Cette réforme de la loi 101, qui sera adoptée mardi au parlement, est « un échec », conclut sans appel le député péquiste Pascal Bérubé. « Nous sommes convaincus que face à l’histoire, face au débat que nous menons, c’est la solution la plus responsable », a-t-il déclaré mardi.

Selon M. Bérubé, un parallèle historique doit être fait entre la loi 96 du ministre responsable de la langue française, Simon Jolin-Barrette, et l’adoption en 1974 de la loi 22 sous les libéraux de Robert Bourassa, qui faisait du français la langue de administration, services et travaux.

Projet de loi 96 |  La CAQ et QS voteront pour, le PQ et le PLQ contre

PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES DE LA PRESSE CANADIENNE

Pascal Bérubé

Dans les deux cas, selon le PQ, les avancées ne suffisent pas à renverser le déclin du français. Le troisième groupe d’opposition à l’Assemblée nationale aurait souhaité que le gouvernement applique la loi 101 aux cégeps (interdisant du même coup aux francophones et aux allophones de fréquenter le réseau collégial public anglophone), impose une immigration économique entièrement francophone, adopte des cibles chiffrées pour mesurer les effets de sa réforme et resserrer, entre autres, les exigences pour qu’une municipalité ait un statut bilingue.

« De l’avis de tous les experts entendus par la commission parlementaire, le projet de loi 96 n’inversera pas le déclin de la langue française. Nous avons donc la responsabilité, comme nos fondateurs, de remettre les pendules à l’heure », a déclaré le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon.

À ce sujet, le PQ rappelle les témoignages de démographes, lors des audiences publiques du projet de loi, qui ont affirmé que les mesures mises de l’avant par le gouvernement n’ont pas permis d’inverser la baisse. Il y a un débat d’experts à ce sujet sur les données à comparer, qu’il s’agisse par exemple de la langue parlée à la maison ou de la langue parlée dans la sphère publique, comme au travail.

Progrès, plaide QS





Du côté de Québec solidaire, le chef parlementaire du parti, Gabriel Nadeau-Dubois, a affirmé mardi qu’il voterait pour le projet de loi 96 puisque la réforme linguistique du gouvernement comporte des avancées. Cependant, les Solidaires s’engagent à rendre «inopérante» la période de six mois imposée par Québec aux immigrants et aux réfugiés après laquelle ils ne sont plus autorisés à recevoir des services dans une langue autre que le français. Ils veulent aussi ouvrir un dialogue de nation à nation avec les peuples autochtones pour répondre à leurs demandes de protection de leurs langues au Québec.

Du côté de l’opposition officielle, le Parti libéral de Dominique Anglade a annoncé il y a quelques semaines qu’il voterait contre le projet de loi, déplorant notamment le recours à la disposition dérogatoire (dite « clause nonobstant »).

Les discours sur l’adoption du projet de loi se poursuivent mardi dans la salle bleue de l’Assemblée nationale. L’ancienne ministre libérale de la Culture, Marie Montpetit, qui siège comme députée indépendante depuis son exclusion du caucus de Dominique Anglade, a annoncé mardi qu’elle voterait pour.

Une fois la loi adoptée, le gouvernement déposera également une politique linguistique au cours de la prochaine année. Une bataille juridique se prépare également, comme révélé lundi La pressetandis que des avocats comme Julius Gray considèrent le projet de loi 96 comme «aberrant».


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