quatre choses à savoir sur Zaccharie Risacher, choisi n°1 au repêchage

L’ailier de 19 ans, qui évoluait à Bourg-en-Bresse cette saison, a été choisi premier au classement général par les Hawks d’Atlanta. Une performance qui n’était pas si surprenante.

France Télévisions – Éditorial Sport

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Zaccharie Risacher jouera pour les Hawks d'Atlanta après avoir été repêché au premier rang du classement général.  (LEV RADIN/ANADOLU/AFP)

Il a déjà égalé un record du basket français. L’ailier français Zaccharie Risacher a fait aussi bien, à peine un an plus tard, que Victor Wembanyama en devenant le deuxième Tricolore à être choisi au premier rang du repêchage. C’est lors de cet événement annuel que les équipes NBA sélectionnent de nouveaux joueurs éligibles, issus principalement des rangs universitaires et internationaux, afin de renforcer leurs rosters. Fils d’international français et sûr de sa force, retour sur la nouvelle figure de proue du basket français outre-Atlantique.

Meilleur espoir du championnat de France et de l’Eurocup

Premier choix à seulement 19 ans – il est né en avril 2005 – Zaccharie Risacher est du genre précoce. L’été dernier, l’ailier a disputé la Coupe du monde U19 avec un an d’avance et a terminé avec la médaille d’argent. Il signe dans la foulée une belle saison individuelle avec Bourg, une des meilleures équipes françaises du moment, demi-finaliste du championnat de France et finaliste de l’Eurocup, deuxième niveau des coupes d’Europe. « Zaccharie, personne ne l’attendait à ce niveauestime Simon Darnauzan, ancien joueur ayant notamment évolué à Bourg-en-Bresse et consultant pour la chaîne Skweek, interrogé avant la draft. Ça a explosé très très vite.» Élu meilleur espoir de la saison dans les deux compétitions, Zaccharie Risacher a su afficher, dans l’Ain, son éventail déjà large pour son âge, entre sa qualité de tir extérieur (45% à trois points en Eurocoupe) et sa défense.

Un tireur fiable couplé à un bon défenseur

Formé en partie à l’Asvel dès 2020, il découvre le monde professionnel avec le club villeurbannais, mais n’y explose pas. Noyé dans l’effectif dense du club présidé par Tony Parker, il a choisi d’être prêté à la JL Bourg-en-Bresse pour gagner du temps de jeu cette saison. De joueur de bout de banc, il s’est vu confier des responsabilités de titulaire par l’entraîneur Freddy Fauthoux, également ancien international. « C’est vraiment magnifiques’enthousiasme François Lamy, consultant du club bourguignon et ancien directeur général de l’Asvel, Ouest de la France. C’est un 2,07 mètres à l’extérieur, très fluide, à l’aise balle dans les mains, avec un tir très fiable. C’est une taille qu’on ne voit pas tous les jours. Il a un sens du jeu assez déroutant, c’est très impressionnant. »

« Il y a beaucoup de choses que je peux apporter à une équipe NBAa promis Zacharie Risacher à ESPN. Ma principale force est mon tir. Viennent ensuite mes qualités défensives. Et enfin, ma capacité à faire ce qu’on me demande en utilisant ma polyvalence : je peux être présent au rebond, gérer les possessions, finir en altitude, passer le ballon… Peu importe ce qu’on me demande, je le ferai. , et je le ferai bien.« 

Un traumatisme crânien pour sa première sélection en équipe de France

Ses bonnes performances lui ont ouvert les portes de l’équipe de France fin février lors de la période de qualification à l’Euro 2025. Zaccharie Risacher n’a cependant pas pu en profiter longtemps, sortant après quatre minutes de jeu contre la Croatie après avoir reçu un coup dur. au visage. L’ailier a dû être recousu et a raté le deuxième match contre la Bosnie-Herzégovine en raison d’un protocole de commotion cérébrale.

A son retour à la compétition avec Bourg-en-Bresse, il avait connu son seul passage à vide de la saison, avant de repartir en puissance, à l’image de sa phase finale de haut vol en Betclic Elite (15,1 points à 52,6% de réussite au tir, 7,4 rebonds en moyenne). Pas assez toutefois pour faire partie du groupe France pour les JO de Paris.

Une famille en bleu-blanc-rouge

Zaccharie Risacher avait l’ADN pour ce poste. Son père, Stéphane Risacher, a également joué à très haut niveau, notamment avec Lyon, le PSG Racing et Chalon-sur-Saône, mais aussi dans des clubs prestigieux à l’étranger en Grèce (Olympiakos Le Pirée) et en Espagne (Malaga). Ailier complet comme son fils, il fait partie de l’équipe de France – avec laquelle il fera 124 sélections – aux JO de Sydney en 2000. Les Bleus décrochent la médaille d’argent, premier fait d’armes de l’équipe de France depuis les années 1950.

Stéphane Risacher a également pu raconter à son fils sa découverte de la NBA, lui qui, avec le PSG, avait affronté les Chicago Bulls, en défendant contre un certain Michael Jordan à Bercy, lors d’un tournoi amical en 1997.Mon père a une place particulière dans ma vie et dans ma carrière, il me conseille beaucoup », « Zacch » l’a avoué à Radio France en décembre dernier.

Outre Zaccharie, la famille Risacher possède une autre tête de série championne. Aïnhoa a fait ses débuts professionnels cette saison à l’Asvel à l’âge de 16 ans, après avoir été élue meilleure joueuse du Championnat d’Europe des moins de 16 ans avec l’équipe de France l’été dernier.