Quatre footballeurs gagnent leur procès contre Panini et l’UNFP pour le droit à l’image

Les albums Panini doivent être remplis d’autocollants à l’effigie des joueurs.
MARTIN BERNETTI / AFP

Le tribunal a jugé que le syndicat des footballeurs professionnels ne pouvait pas prouver qu’il détenait leurs droits à l’image pour les céder à la société qui commercialise les fameux albums d’autocollants.

La société Panini et l’UNFP ont été condamnées ce mercredi 16 mai par la justice à verser des dommages et intérêts à quatre footballeurs qui contestaient l’utilisation de leur image par les autocollants Panini. Vincent Bessat (passé par Caen), Jérémy Pied (passé par le Losc) ainsi que Jérémy Doku (Stade Rennais avant de jouer en Angleterre à Manchester City) et Bruno Ecuele Manga, passé par Dijon, ont obtenu de la justice le paiement de dommages et intérêts de Panini et leur syndicat.

Ces professionnels ont déposé une plainte au civil en octobre 2021 à Paris, contre Panini et ses albums d’images autocollants publiés dans le cadre du championnat de France de football, au motif de l’utilisation de leurs droits à l’image cédés à Panini par leur syndicat, l’UNFP (Union Nationale). des footballeurs professionnels). Le tribunal a jugé que l’UNFP n’avait pas apporté la preuve que sa filiale commerciale, liée par un contrat avec Panini, détenait les droits sur les images des joueurs. Depuis lors, « il n’est pas justifié qu’elle puisse à son tour céder l’exclusivité à la société Panini »selon le tribunal.

Un précédent ?

La violation du droit à l’image a donc été qualifiée, selon les juges. Toutefois, c’est la filiale commerciale de l’UNFP qui devra payer les dommages. « Nous sommes satisfaits car le tribunal a fait droit à nos demandes et a pu constater que l’exploitation de l’image des footballeurs dans les images Panini était abusive, nous espérons donc qu’à travers cette décision, ce système qui a été jugé contraire à la loi par le tribunal être modifié »a réagi l’avocat des joueurs, Me Elie Dottelonde.

Cette décision, qui constitue un précédent, pourrait ouvrir la voie à d’autres joueurs ayant évolué dans le championnat de France ces cinq dernières années, pour demander réparation. L’UNFP, qui a réagi par la voix de son avocat, Me Emmanuel Ronco, a estimé que le tribunal » nous reproche de ne pas avoir fourni le contrat entre l’UNFP et la société Promofoot, filiale de l’UNFP. Mais ce contrat existe”.

« Les montants des dommages et intérêts que nous devons payer sont extrêmement faibles puisque les joueurs réclament des centaines de milliers d’euros et ces sommes s’élèvent finalement à 6 500 euros, soit entre 1 000 et 2 000 par joueur », a-t-il déclaré à l’AFP. Les parties disposent d’un délai de 2 mois après la notification du jugement pour faire appel. Au total, 15 joueurs avaient engagé une action en justice. Les onze autres avaient été déboutés avant l’examen du fond de l’affaire, leur recours ayant été jugé irrecevable car expiré.

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