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Rapport du coroner Kamel sur les CHSLD |  « Nous avons besoin de plus de reddition de comptes », dit François Legault

(Laval) Au lendemain de la publication d’un imposant rapport d’enquête de près de 200 pages sur le carnage survenu dans les CHSLD au début de la pandémie, le premier ministre François Legault reconnaît « qu’il faut plus de responsabilisation de haut en bas ».

Publié à 15h34

Stéphane Blais
La Presse Canadienne

C’est ce qu’a répondu le premier ministre en conférence de presse mardi à Laval, où il a été interrogé sur la part de responsabilité de son gouvernement après la publication du rapport du coroner Géhane Kamel.

L’imputabilité, a expliqué François Legault, « ça commence avec le premier ministre, ça continue avec les ministres, les sous-ministres et les responsables des réseaux », c’est-à-dire « les PDG des CIUSS et des CISSS ».

Dans son rapport d’enquête, la coroner Géhane Kamel écrit que le gouvernement devrait notamment faire une rétrospective sur « la hiérarchie des décisions, l’agilité du système de santé en temps de crise, la compréhension et l’exécution des responsabilités au sein des ministères de la Santé, des Aînés et de la Proches aidants ainsi qu’au sein du CIUSSS et du CISSS ».

M. Legault s’est défendu en indiquant que le « Premier ministre et le ministre de la Santé ne peuvent pas commencer à gérer ce qui se passe dans tous les établissements de santé du Québec », avant d’ajouter que « quand quelqu’un ne gère pas bien, il faut changer de gestionnaire » .

Le rapport du coroner Kamel a fait mardi la première victime alors que la présidente-directrice générale du CIUSSS de l’Ouest-de-l’île-de-Montréal, où était situé le CHSLD Herron, Lynne McVey, a annoncé qu’elle démissionnerait à la fin de son mandat en juillet prochain.

L’enquête du coroner a porté sur le décès de 53 personnes dans sept des CHSLD les plus touchés par la crise sanitaire, dont le CHSLD Herron.

Lors de la conférence de presse de mardi après-midi, en présence du maire de Laval, Stéphane Boyer, et du ministre de l’Environnement, Benoit Charette, François Legault a indiqué « qu’il était important que les PDG des CIUSS et des CISSS surveillent ce qui se passe et informer le gouvernement», mais, a-t-il ajouté, «ce n’était pas le cas du CHSLD Herron».

Skeete « à l’aise » avec Bill 96

Avant de rencontrer le maire de Laval, le premier ministre a rendu visite au député de Sainte-Rose dans sa circonscription.

Christopher Skeete, qui est aussi l’adjoint parlementaire du premier ministre pour les relations avec les Québécois anglophones, s’est dit « très à l’aise avec la position de son parti sur le projet de loi 96 ».

Il considère que le projet de loi, qui sème la polémique dans certains milieux anglophones, est une proposition « équilibrée et équilibrée ».

« Il s’agit juste d’avoir une discussion sereine », car « c’est un sujet très émouvant » a indiqué le député.

Interrogé sur ce qu’il pensait des membres de la communauté anglophone qui se sont rassemblés devant le Collège Dawson à Montréal pour manifester contre la loi 96 samedi dernier, il a répondu : « Je pense qu’il y a, comme dans tout groupe, des gens qui ont des positions un peu plus drastiques que d’autres. On voit la même chose de l’autre côté, il y a des francophones qui pensent que la loi 96 ne va pas assez loin, qu’elle pourrait aller beaucoup plus loin. Moi, j’essaie de ne pas trop me fier aux extrêmes », a déclaré le membre de la CAQ.

Le projet de loi 96 devrait être adopté par l’Assemblée nationale d’ici la fin de la session parlementaire. Il vise à imposer des restrictions plus strictes pour les lieux de travail et les municipalités.

La future loi limitera l’usage de l’anglais dans les tribunaux et les services publics, renforcera les pouvoirs de saisie et de perquisition de l’Office de la langue française et plafonnera les inscriptions pour les cégeps anglophones. Les étudiants devront suivre un plus grand nombre de cours en français.

À ce sujet, le premier ministre Legault a indiqué que 17 % des étudiants québécois des cégeps étudient dans un établissement de langue anglaise, alors que les anglophones représentent 9 % de la société québécoise.

Les propositions du projet de loi 96 sont « raisonnables », a répété le Premier ministre.


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