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Retour sur les hauts et les flops de la Coupe du Monde de la FIFA au Qatar


La Coupe du monde 2022 s’est terminée dimanche par la victoire de l’Argentine face à l’équipe de France au terme d’une finale extraordinaire. Après un mois de compétition, France 24 fait le point sur la Coupe du monde la plus controversée de l’histoire.

Une organisation qui a résisté à l’épreuve du temps

Des stades magnifiques, des bénévoles omniprésents, une sécurité sans faille, des transports gratuits et efficaces et des hébergements globalement à la hauteur de l’événement : le Qatar peut être fier d’avoir relevé le défi d’organiser la Coupe du monde représentée par l’afflux de plus d’un million de supporters. Le pari était pourtant loin d’être gagné pour le pays hôte, le plus petit Etat à accueillir la compétition. Mais le riche émirat a dépensé sans compter pour construire des bâtiments, des hôtels et des transports : 220 milliards de dollars en tout, vingt fois plus que ce que la Russie a dépensé en 2018.

Une Coupe du Monde spectaculaire

Avec 172 buts marqués, la Coupe du monde au Qatar est devenue l’édition la plus prolifique de l’histoire, culminant avec six buts marqués lors d’une finale mythique. Globalement, les matchs ennuyeux ont été rares et la compétition a offert plusieurs moments d’anthologie comme la victoire surprise de l’Arabie Saoudite contre l’Argentine ou celle du Japon contre l’Allemagne en phase de poules. De plus, les stars de la Coupe du monde étaient au rendez-vous : Lionel Messi a brillé tout au long de la compétition tandis que Kylian Mbappé a fait trembler les filets à huit reprises lui permettant de remporter le titre de meilleur buteur de la compétition.

Le beau parcours des Bleus

Diminuée par les absences de Kanté, Pogba, Kimpembe, du Ballon d’or Karim Benzema puis par la blessure contre l’Australie de Lucas Hernandez, l’équipe de France a semblé manquer de munitions en début de compétition pour finir dans le dernier carré. Pourtant, les Bleus de Didier Deschamps ont su se réinventer malgré l’adversité. Les remplaçants ont été impressionnants par leur maîtrise et leur sérénité, à l’image du défenseur central Dayot Upamecano, tandis que les cadres ont répondu avec Olivier Giroud, devenu meilleur buteur de l’équipe de France, Hugo Lloris encore une fois décisif dans les grands rendez-vous. vous, Antoine Griezmann au four et au moulin et Kylian Mbappé à son meilleur.

Une quatrième place historique pour le Maroc

En se hissant dans le dernier carré, la sélection marocaine est entrée dans l’histoire de la Coupe du monde en devenant la première équipe africaine à atteindre ce niveau de la compétition. Source de fierté pour tout le monde arabe, la carrière des hommes de Walid Regragui a été rythmée par une série d’exploits incroyables contre la Belgique, l’Espagne et le Portugal. Généreuse, combative et dotée d’un état d’esprit exemplaire, l’équipe marocaine restera comme l’une des formations les plus appréciées de cette Coupe du monde et sans doute la plus belle surprise de cette édition 2022.

De grandes nations tombent au bord du chemin

Si le Mondial-2022 a fait rêver de nombreux supporters, il a aussi réservé son lot de cruelles déceptions à plusieurs grandes nations du football. A commencer par le Brésil de Neymar, éliminé aux tirs au but par la Croatie de Modric en quart de finale. Quadruple championne du monde, l’Allemagne n’a même pas réussi à sortir de sa poule. Fiasco aussi pour la génération dorée des Diables Rouges : la Belgique a été éliminée par le Maroc en huitièmes de finale au terme d’une compétition très terne. De son côté, l’Angleterre et sa jeune garde emmenée par Saka et Bellingham, peuvent nourrir des regrets après avoir été si près d’accrocher les champions du monde en titre en quart de finale.

L’arbitrage pas toujours à la hauteur

La durée des arrêts de jeu n’a pas été le seul sujet à faire parler commentateurs et supporters lors de ce Mondial-2022 : l’arbitrage a également suscité incompréhension et colère à plusieurs reprises. Exemple avec cet incroyable imbroglio autour d’un but français annulé par la VAR après la fin du match face à la Tunisie conduisant la Fédération française de football (FFF) à porter plainte. Même sentiment d’avoir été lésé pour la fédération marocaine selon laquelle deux penaltys ont été oubliés face aux Bleus en demie. Enfin, l’homme en noir de la finale, le Polonais Szymon Marciniak, est également critiqué pour son sifflet jugé trop laxiste et pour avoir commis plusieurs erreurs.

Une ambiance mitigée

Des stades pas toujours pleins, une consommation d’alcool extrêmement réglementée, une ferveur mesurée dans les rues de Doha… Malgré une organisation serrée, le Qatar est loin de remporter la Coupe du monde en termes d’ambiance, même si les bonnes performances des supporters argentins et arabes les nations doivent être les bienvenues. Avec des prix prohibitifs, une période de l’année peu propice aux vacances prolongées et de nombreux appels au boycott, le Mondial-2022 n’a pas été un événement aussi populaire et fédérateur que les éditions précédentes comme au Brésil en 2014 ou en Allemagne. en 2006.

Carton rouge à la liberté d’expression

Pointé du doigt pour les violations des droits de l’homme et l’impact écologique de sa Coupe du monde, le Qatar, soutenu par la Fifa, a également essuyé de vives critiques lors de la compétition. En cause, les restrictions à la liberté d’expression symbolisées par l’affaire du brassard multicolore One-Love, en soutien à la cause LGBTQ+ et l’interdiction du drapeau arc-en-ciel à l’intérieur des stades. Enfin, des soupçons de corruption de membres du Parlement européen par le Qatar ont semé le trouble en milieu de tournoi.

La Coupe du monde au Qatar au-delà du football :

France 24 Sport

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