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Saignement de 2,8 milliards de dollars pour les bas de laine des Québécois

Le conflit en Ukraine a un impact dévastateur sur la valeur de l’investissement de la Caisse de dépôt dans le géant ferroviaire Alstom, déjà battu en bourse bien avant l’invasion russe.

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Hier, l’action de la multinationale française cotée à Paris est montée, mais la veille, le titre avait chuté de 14 %, à son plus bas depuis 2005.

Sur un mois, Alstom a reculé de 29%, accentuant sa baisse entamée il y a plusieurs mois sur les marchés boursiers.

La raison ? Bien qu’Alstom soit peu présent en Russie avec 0,5% de ses ventes, il détient toujours 20% du géant ferroviaire russe Transmashholding (TMH) et lui fournit du matériel.


Saignement de 2,8 milliards de dollars pour les bas de laine des Québécois

Alstom vise également les marchés de l’ex-Union soviétique et pourrait également perdre un important contrat en Ukraine, ce qui rebute les investisseurs.

Tout cela, ajouté aux déboires d’Alstom en Bourse depuis la fusion avec Bombardier Transport, a fait que la Caisse a vu la valeur de son investissement diminuer comme neige au soleil.

En janvier 2021, lorsque le bas de laine des Québécois est devenu le principal actionnaire d’Alstom, la valeur de son bloc d’actions était de 4,5 milliards de dollars. Mais hier, cet investissement ne valait que 1,7 milliard de dollars, une baisse de 62 % et une perte sur papier de 2,8 milliards de dollars.

La Caisse croit en Alstom

Malgré ce revers, la Caisse croit toujours à l’avenir de la compagnie ferroviaire au cours des prochaines années dans un contexte de décarbonation du secteur des transports.

« Notre investissement est guidé par une vision à long terme. Nous croyons fermement en l’avenir du secteur de la mobilité durable, qui joue un rôle essentiel dans le défi climatique », a déclaré la porte-parole Kate Monfette dans une déclaration écrite envoyée au Un journal.

En 2015, la Caisse avait volé au secours de Bombardier, tout près de la faillite, en prenant 30 % de Bombardier Transport pour un montant de 2 milliards de dollars.

Puis, lorsque cette filiale a été vendue à Alstom, l’institution a ajouté 1 milliard de dollars à l’entreprise française. À la clôture de la transaction, la Caisse détenait donc 17,4 % de l’entreprise.

Mais depuis, le titre d’Alstom a lentement mais sûrement sombré en Bourse, notamment à cause des difficultés à digérer Bombardier Transport.

L’été dernier, le grand patron Henri Poupart-Lafarge a déclaré qu’il s’attendait à des mois difficiles et a détaillé un plan pour revenir à une meilleure rentabilité, mais cela n’arrivera pas avant 2025.

Alstom est toujours propriétaire de l’ancienne usine de Bombardier située à La Pocatière.

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