Smartphones, téléviseurs, appareils électroménagers… les députés adoptent un « droit à la réparation »

Pile de smartphones endommagés dans un centre de maintenance.
Karen / stock.adobe.com

Chaque année, les produits mis au rebut alors qu’ils pouvaient être réparés représentent quelque 35 millions de tonnes de déchets sur le marché unique.

L’Union européenne accélère la lutte contre la surconsommation. Les députés ont voté mardi de nouvelles règles visant à encourager les consommateurs à réparer leurs smartphones ou appareils électroménagers défectueux, plutôt que de les jeter et d’en acheter de nouveaux. Le texte, adopté à une très large majorité, instaure un « droit à la réparation ». Même après l’expiration de la garantie, les citoyens du marché unique pourront exiger des fabricants des réparations pour certains produits.

Afin de réduire les coûts et de rendre le marché de la réparation plus compétitif, le règlement prévoit la création de plateformes en ligne pour centraliser les réparateurs et les vendeurs de produits reconditionnés. Il prévoit également d’améliorer l’accès aux pièces de rechange, aux outils et aux informations nécessaires aux réparations. Tous les États membres devront mettre en œuvre au moins une incitation, des bons de réparation ou des cours de formation.

12 milliards de pertes par an

Chaque année dans l’UE, les produits mis au rebut, bien que réparables, représentent 35 millions de tonnes de déchets. Pourtant, selon une étude de la Commission européenne, 77 % des Européens préféreraient réparer leurs anciens produits plutôt que d’en acheter de nouveaux. Ils perdraient environ 12 milliards d’euros par an s’ils n’étaient pas réhabilités.

Avec ce texte, les Vingt-Sept souhaitent renforcer leur engagement en faveur «  retourner le consommateurs actifs dans la lutte contre le changement climatique », selon les mots du rapporteur du texte, l’eurodéputé social-démocrate allemand René Repasi. Un pas de plus vers l’atteinte des objectifs du « green deal » de neutralité carbone d’ici 2050.