Toulouse écarte sèchement Bordeaux-Bègles et continue de « repousser les limites »

Le demi de mêlée Antoine Dupont et des supporters du Stade toulousain, quelques minutes après la victoire du club en finale du Top 14 face à l'Union Bordeaux-Bègles, au Vélodrome de Marseille, le 28 juin 2024.

En 2023, le Stade Toulousain avait arraché in extremis le titre de champion de France, grâce à une ultime chevauchée solitaire de Romain Ntamack. Un an plus tard, vendredi 28 juin, les Rouge et Noir s’offrent un autre style de cavalier solitaire. Au Vélodrome de Marseille, les Rouge et Noir ont infligé une correction à une équipe bordelaise complètement dépassée (59-3) pour décrocher un 23e Bouclier de Brennus.

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La conclusion d’une saison parfaite, au cours de laquelle une Coupe d’Europe s’est également ajoutée à l’imposant palmarès du club. Un doublé, comme en 2021. « Nous avons un groupe incroyable qui repousse les limites. Et nous voulons continuer à voir grand. » savourait le troisième rang François Cros, médaille autour du cou. A la veille du match, son entraîneur Ugo Mola croyait malicieusement que« il en manque encore un peu » à son équipe pour « marquer le club plus que les générations précédentes ».

Tout sourire devant son banc de touche, il a pu constater que son équipe,  » Le meilleur « j’avais quand même une recette qui marche. Le voici désormais avec six titres (quatre Top 14 et deux Champions Cup) depuis 2019. Tout cela, avec une volonté en forme d’exigence qui peut se résumer en quelques mots : «Marquer l’histoire de notre club et de notre sport» comme l’affiche de Thomas Ramos.

En inscrivant vingt points face à l’Union Bordeaux-Bègles, le latéral a joint la parole aux actes pour devenir le meilleur buteur du Stade Toulousain, au cœur d’une soirée de records : jamais une finale de Top 14 ne s’était terminée avec une avance aussi importante. « On a vite vu qu’on n’était pas invité » a noté Yannick Bru, qui est venu « fait le travail » face à la presse. Ancien talonneur et entraîneur de la Ville rose, l’entraîneur bordelais n’a pas été surpris. « Dans le Top 14, il n’y a qu’un champion, souvent Toulouse, et treize déçus. »

Dupont a vaincu la malédiction du Vélodrome

Entre bluff et coup de poker, il a décidé d’asseoir son puissant pilier Ben Tameifuna et sa star Matthieu Jalibert. Le premier était cependant blessé à l’épaule et avait encore le bras dans une attelle mercredi, tandis que l’ouvreur avait lui-même annoncé la fin de la saison après une déchirure à la cuisse. Difficile de se passer de ses meilleures cartes pour une finale. Mais le « all-in » de Bru n’a pas payé : les deux joueurs étaient invisibles, et ressortent tête baissée en seconde période.

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Au contraire, c’est sous des acclamations bruyantes et le « Antoine, Antoine » en descendant des tribunes alors que Dupont quittait la pelouse à la fin du match. Auteur de deux essais et élu homme du match, le demi de mêlée est apparu dans son jardin au Vélodrome. Il n’a pourtant gardé que de mauvais souvenirs à Marseille. En 2022, il reçoit le premier carton rouge de sa carrière après un accrochage aérien avec le Sud-Africain Cheslin Kolbe. Un an plus tard, c’est encore au Vélodrome qu’il apporte une notoriété improbable à ses os maxillaires et zygomatiques en les fracturant contre la Namibie, en pleine Coupe du monde.

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