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Ubees, l’ange gardien digital des abeilles


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La surmortalité maintes fois constatée de nos amies les abeilles est synonyme de catastrophe alimentaire pour l’ensemble de l’humanité. C’est pourquoi une jeune entreprise française a décidé de développer un ensemble de technologies pour surveiller les ruches à distance dans le but d’assurer la pollinisation de notre production agricole.

Et comme le générique d’une vieille série télévisée de dessins animés intitulée Maya l’abeille :

Dans un pays de tous les temps.

A vécu la plus belle des abeilles.

Que nous avons vu depuis longtemps.

Envolez-vous dans le ciel

Mais ici, depuis des décennies, le petit butineur luttes pour la survie, victime du changement climatique, des virus, des frelons exterminateurs et des traitements phytosanitaires dans le secteur agricole. C’est pourquoi la jeune pousse française Ubees a développé des capteurs de faible puissance connectables au réseau pour surveiller à distance la santé des ruches.

Installées au cœur des plantations agricoles, elles prennent ainsi le relais des abeilles sauvages, en forte régression dans le monde, afin d’assurer la pollinisation de nos cultures, précise Aurélien Gustan, directeur technique d’Ubees.

Ces capteurs nous donneront à distance certaines informations concernant la santé des colonies d’abeilles et de la ruche : se portent-elles bien, sont-elles malades, signalant la présence de frelons prédateurs, par exemple. En analysant le pollen récolté par les abeilles, on est également en mesure de savoir si elles ont butiné dans des champs chargés de pesticides ou bu de l’eau contaminée par des produits chimiques. Nos capteurs dans les ruches sont en réseau, et cette connectivité est un enjeu majeur, notamment lorsqu’il faut déployer des ruches en Colombie pour les producteurs de café, dans des zones reculées peu approvisionnées en réseaux télécoms ou internet. Pour les agriculteurs, ces ruches connectées leur permettent d’obtenir plus de rendements dans leurs champs grâce à la pollinisation réalisée par les abeilles. De plus, ces ruches sont une source de revenus supplémentaires en récupérant le miel produit par les abeilles, notamment si les récoltes ont été moins importantes du fait de la sécheresse ou des intempéries.

La surmortalité des abeilles domestiques ou sauvages ne cesse d’augmenter dans le monde depuis le milieu des années 1980. Si la plupart des causes de cette mortalité massive sont aujourd’hui bien identifiées, il serait bon de rappeler que 70% de la production agricole mondiale dépend directement des abeilles domestiques et des abeilles sauvages. Le service qu’ils rendent gratuitement à l’humanité aux côtés des bourdons, des papillons ou encore des mouches est inestimable. Leur disparition conduirait simplement le monde à la famine, transformant la plupart de nos terres cultivables en déserts infertiles. Et pour faire face à l’effondrement planétaire de la biodiversité, il serait peut-être temps de penser à sauver Maya l’abeille et ses petites sœurs.

Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à [email protected]

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