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Ukraine : Londres sanctionne Roman Abramovich, la vente de Chelsea suspendue


La vente du club de football de Chelsea est suspendue suite aux sanctions du gouvernement britannique contre Roman Abramovich, le propriétaire russe du club. Les oligarques « ont le sang du peuple ukrainien sur les mains », a justifié le ministre britannique des Affaires étrangères.

La vente du club de football de Chelsea a été suspendue en raison des sanctions annoncées jeudi 10 mars par le gouvernement britannique à l’encontre de son propriétaire russe Roman Abramovich, en représailles à l’invasion russe de l’Ukraine.

Le propriétaire du club de Premier League fait partie des sept Russes fortunés et influents proches du Kremlin sanctionnés jeudi par le gouvernement britannique.

Roman Abramovich, 55 ans, avait jusqu’ici été épargné par la vague de sanctions britanniques contre des personnes et entités liées au pouvoir en Russie à la suite de l’invasion de l’Ukraine.

Il fait maintenant face à un gel des avoirs, à une interdiction de traiter avec des particuliers et des entreprises britanniques et à une interdiction de voyager.

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Première conséquence : la vente du club de Chelsea qu’il a annoncée la semaine dernière en invoquant « la situation actuelle » est en suspens.

« Les restrictions de gel des avoirs s’appliquent également à toutes les entités détenues ou contrôlées par Roman Abramovich. Cela signifie que le club de football de Chelsea est désormais également soumis à un gel des avoirs en vertu des sanctions financières britanniques », a déclaré le gouvernement dans un communiqué.

Les autres oligarques visés par ces sanctions sont le milliardaire et fondateur du géant de l’aluminium Rusal Oleg Deripaska, le directeur général du géant pétrolier russe Rosneft Igor Sechin, le président de la banque VTB (deuxième banque de Russie) Andreï Kostin, PDG de la compagnie d’énergie Gazprom Alexei Miller, président du poids lourd du pétrole et du gaz Transneft Nikolai Tokarev et président du conseil d’administration de Bank Rossiya Dmitry Lebedev.

« Les oligarques et les kleptocrates n’ont pas leur place » au Royaume-Uni

« Les sanctions d’aujourd’hui montrent une fois de plus que les oligarques et les kleptocrates n’ont pas leur place dans notre économie ou notre société. Avec leurs liens étroits avec Poutine, ils sont complices de son agression », a déclaré la ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss dans un communiqué sur l’invasion russe de l’Ukraine. «Ils ont le sang du peuple ukrainien sur les mains. Ils devraient baisser la tête de honte », a-t-elle ajouté.

Roman Abramovich a acheté l’équipe de Premier League anglaise en 2003 pour 140 millions de livres (168 millions d’euros). Avant de décider de vendre, il avait tenté de sauver ce qui pouvait l’être en confiant fin février la gestion quotidienne du club aux six administrateurs de sa fondation caritative.

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Il a également promis que le « produit net » de la vente serait reversé à une fondation caritative au profit de « toutes les victimes de la guerre en Ukraine ». Mais il n’a finalement pas échappé aux sanctions britanniques, qui touchent indirectement Chelsea.

« Compte tenu de l’impact important » des sanctions sur le club, le gouvernement a annoncé la publication « d’une licence autorisant la poursuite d’un certain nombre d’activités liées au football à Chelsea ».

« Cela inclut des autorisations pour que le club continue à jouer des matchs et d’autres activités liées au football, ce qui protégera à son tour la Premier League, la pyramide du football au sens large, les supporters fidèles et d’autres clubs. » , ajoute le gouvernement.

Une fortune estimée à 9,4 milliards de livres sterling

Le gouvernement britannique a estimé la richesse de Roman Abramovich à 9,4 milliards de livres sterling. En plus de posséder Chelsea, Roman Abramovich détient des participations dans le géant de l’acier Evraz – dont l’action a chuté jeudi à Londres après l’annonce des sanctions – et dans l’exploitation et la transformation russes du nickel et du palladium Norilsk Nickel.

L’un des autres oligarques sanctionnés, Oleg Deripaska, possède un portefeuille immobilier de plusieurs millions de livres au Royaume-Uni. Sa fortune est estimée à 2 milliards de livres.

Ces sanctions font partie d’une série de mesures de rétorsion prises par le gouvernement britannique pour affecter l’économie russe.

« Les sanctions d’aujourd’hui sont la dernière étape du soutien indéfectible du Royaume-Uni au peuple ukrainien. Nous serons impitoyables dans la poursuite de ceux qui permettent le meurtre de civils, la destruction d’hôpitaux et l’occupation illégale d’alliés souverains », a déclaré le Premier ministre Boris Johnson dans le communiqué.

Le Royaume-Uni a déjà sanctionné plus de 200 des individus, entités et affiliés les plus importants de Russie depuis l’invasion de l’Ukraine le 24 février.

Une loi visant à lutter contre la criminalité économique et « l’argent sale », avec dans son viseur les oligarques russes proches du Kremlin, entrera en vigueur la semaine prochaine.

Avec l’AFP


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