un an après Victor Wembanyama, les Français Zaccharie Risacher et Alexandre Sarr choisis aux deux premières places de la draft

Zaccharie Risacher, ailier de 19 ans, qui évoluait à Bourg-en-Bresse cette saison, a été choisi en premier par les Hawks d’Atlanta. Son compatriote, le pivot Alexandre Sarr, 19 ans, a été repêché en deuxième position par les Wizards de Washington.

France Télévisions – Éditorial Sport

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Adam Silver et Zaccharie Risacher, le 26 juin 2024, lors de la draft NBA à New York.  (ANADOLU VIA AFP)

La NBA en bleu-blanc-rouge, du jamais vu. Un an après Victor Wembanyama, premier Tricolore à être sélectionné comme choix n°1 au repêchage de la NBA, la sélection annuelle des meilleurs espoirs de la planète, Zaccharie Risacher a, à son tour, été appelé en première position, mercredi 26 juin. L’ailier de 19 ans (2,07 m) a été sélectionné par les Atlanta Hawks, sa future équipe.

Juste après lui, un autre Frenchie a été repêché en deuxième position : Alexandre Sarr, même âge et 2,16 m, rejoint les Washington Wizards. Et le drapeau tricolore a même été brandi une troisième fois, puisque le Les Charlotte Hornets ont mis la main sur Tidjane Salaün, 18 ans, 2,06 m, sélectionné en sixième position. Jamais un autre pays que les États-Unis n’avait placé deux joueurs aux deux premières positions de la draft. Mais d’abord, focus sur le premier coup, qui sera l’une des futures attractions de la saison 2024-2025, et promet un bel avenir.

Meilleur espoir du championnat de France et de l’Eurocup

Premier choix à seulement 19 ans – il est né en avril 2005 – Zaccharie Risacher est du genre précoce. L’été dernier, l’ailier a disputé la Coupe du monde U19 avec un an d’avance et a terminé avec la médaille d’argent. Il signe dans la foulée une belle saison individuelle avec Bourg, une des meilleures équipes françaises du moment, demi-finaliste du championnat de France et finaliste de l’Eurocup, deuxième niveau des coupes d’Europe. « Zaccharie, personne ne l’attendait à ce niveauestimait Simon Darnauzan, ancien joueur ayant notamment joué à Bourg-en-Bresse et consultant pour la chaîne Skweek, interrogé avant la draft. Cela a explosé très, très vite.« Élu meilleur espoir de la saison dans les deux compétitions, Zaccharie Risacher a su faire étalage, dans l’Ain, de sa palette, déjà large pour son âge, entre sa qualité de tir extérieur (45% à trois points en Eurocoupe) et sa défense.

Un tireur fiable couplé à un bon défenseur

Formé en partie à l’Asvel à partir de 2020, il découvre le monde professionnel avec le club de Villeurbanne, mais n’y explose pas. Noyé dans l’effectif dense du club présidé par Tony Parker, il choisit d’être prêté à la JL Bourg-en-Bresse pour obtenir du temps de jeu cette saison. De joueur de bout de banc, il se voit confier des responsabilités de titulaire par l’entraîneur Freddy Fauthoux, également ancien international.C’est vraiment magnifiques’est enthousiasmé François Lamy, consultant du club bourguignon et ancien directeur général de l’Asvel, à Ouest de la France. Il mesure 2,07 mètres extérieur, très fluide, à l’aise balle en main, avec un tir très fiable. C’est un modèle que l’on ne voit pas tous les jours. Il a un sens du jeu assez étonnant, c’est très impressionnant. »

« Il y a beaucoup de choses que je peux apporter à une équipe NBAa promis Zacharie Risacher à ESPN. Ma principale force est mon tir. Viennent ensuite mes qualités défensives. Et enfin, ma capacité à faire ce qu’on me demande en utilisant ma polyvalence : je peux être présent au rebond, gérer les possessions, finir en altitude, passer le ballon… Peu importe ce qu’on me demande, je le ferai. , et je le ferai bien.« 

Un traumatisme crânien pour sa première sélection en équipe de France

Ses belles performances lui ont ouvert les portes de l’équipe de France fin février lors de la période de qualification à l’Euro 2025. Zaccharie Risacher n’a cependant pas pu en profiter longtemps puisqu’il a été retiré après quatre minutes de jeu contre la Croatie après avoir reçu un coup au visage. L’ailier a dû être recousu et a raté le deuxième match contre la Bosnie-Herzégovine, en raison d’un protocole de commotion cérébrale.

A son retour à la compétition avec Bourg-en-Bresse, il connaît sa seule mauvaise passe de la saison, avant de repartir en puissance, à l’image de sa phase finale de haut vol en Betclic Elite (15,1 points à 52,6% de réussite au tir, 7,4 rebonds de moyenne ). Ce n’était cependant pas suffisant pour faire partie du groupe français pour les JO de Paris.

Une famille en bleu-blanc-rouge

Zaccharie Risacher avait l’ADN pour ce poste. Son père, Stéphane Risacher, a également joué à très haut niveau, notamment avec Lyon, le PSG Racing et Chalon-sur-Saône, mais aussi dans des clubs prestigieux à l’étranger en Grèce (Olympiakos Le Pirée) et en Espagne (Malaga). Ailier complet comme son fils, il fait partie de l’équipe de France – avec laquelle il fera 124 sélections – aux JO de Sydney en 2000. Les Bleus décrochent la médaille d’argent, premier fait d’armes de l’équipe de France depuis les années 1950.

Stéphane Risacher a également pu raconter à son fils sa découverte de la NBA, lui qui, avec le PSG, avait affronté les Chicago Bulls, en défendant contre un certain Michael Jordan à Bercy, lors d’un tournoi amical en 1997.Mon père a une place particulière dans ma vie et dans ma carrière, il me conseille beaucoup », « Zacch » l’a avoué à Radio France en décembre dernier.

Outre Zaccharie, la famille Risacher possède une autre tête de série championne. Aïnhoa a fait ses débuts professionnels cette saison à l’Asvel à l’âge de 16 ans, après avoir été élue meilleure joueuse du Championnat d’Europe des moins de 16 ans avec l’équipe de France l’été dernier.