Skip to content
un sacristain tué et un prêtre blessé

Un homme a attaqué deux églises à Algésiras, dans le sud de l’Espagne, avec des couteaux mercredi soir, tuant un sacristain et blessant un prêtre avant d’être arrêté. Une enquête pour « terrorisme » a été ouverte.

Un sacristain a été tué et un prêtre grièvement blessé dans une attaque à la machette dans la soirée du mercredi 25 janvier dans deux églises d’Algésiras (sud de l’Espagne), qui a conduit à l’ouverture d’une enquête pour « terrorisme », ont annoncé les autorités.

« Dernier 19 heures, un homme est entré dans l’église de San Isidro à Algésiras et a attaqué le prêtre, armé d’une machette, le blessant grièvement », a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un message à la ville. hâte. « Il s’est ensuite rendu à l’église Nuestra Señora de La Palma où il a attaqué le sacristain, après avoir causé divers dégâts », a ajouté le ministère. Le sacristain a alors « réussi à sortir de l’église mais a été rattrapé à l’extérieur par l’assaillant, qui lui a infligé plusieurs blessures mortelles », a poursuivi le ministère, ajoutant que l’assaillant avait été « immobilisé et arrêté » par la police.

Ces deux églises sont situées à distance de marche l’une de l’autre dans cette ville à la pointe sud de l’Espagne.

Sur Twitter, le chef du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, « a adressé (ses) plus sincères condoléances aux proches du sacristain mort dans le terrible attentat d’Algésiras » et a souhaité « un prompt rétablissement aux blessés ».

La police, qui avait initialement évoqué un bilan de plusieurs blessés, indique cependant désormais que seul le prêtre a été blessé dans l’attaque. Selon une porte-parole des secours, le prêtre a été blessé « au cou » et hospitalisé tandis que le sacristain est décédé sur le coup. Le sacristain tué s’appelait Diego Valencia et le prêtre Antonio Rodríguez, selon le maire d’Algésiras.

Enquête pour terrorisme

Contacté par l’AFP, le parquet a annoncé qu’une enquête avait été ouverte pour « actes présumés de terrorisme ». Elle sera conduite par un juge de l’Audience nationale, le tribunal chargé des affaires de terrorisme. Le ministère de l’Intérieur a pour sa part insisté sur le fait qu’il n’était « pas possible pour le moment de déterminer la nature de l’attentat ».

L’identité et la nationalité de l’agresseur n’ont pas été dévoilées par les autorités. Dans une vidéo diffusée par la police, on le voit de dos, pantalon noir et sweat à capuche gris noir et blanc. Menotté, il déambule en chaussettes dans un couloir, encadré par deux policiers.

Le maire d’Algésiras a décrété une journée de deuil et invité les habitants à se rassembler en signe de « rejet » de cette attaque jeudi à 12 heures devant l’église près de laquelle le sacristain a été tué.

Condamnations de toutes parts

Les condamnations sont venues de toutes parts, Juanma Moreno, présidente de la région d’Andalousie, qualifiant l’attentat de « terrible et insupportable » tandis que le chef du Parti populaire, principale formation de l’opposition de droite, Alberto Núñez Feijóo, s’est dit lui « consterné ».

« Ces actes criminels ternissent la cohabitation dont notre société a toujours joui à Algésiras (…) Ces actes répréhensibles n’ont rien à voir avec notre religion ni avec la communauté musulmane », a dénoncé pour sa part la communauté musulmane locale sur le compte Facebook de la mosquée Ishbilia à Séville, capitale de la région.

Les derniers attentats perpétrés en Espagne remontent à août 2017, lorsque deux attentats d’une cellule jihadiste avaient fait 16 morts et 140 blessés sur l’avenue des Ramblas à Barcelone et dans la station balnéaire de Cambrils. Ils avaient été revendiqués par l’organisation État islamique.

Avec l’AFP

France 24 Europe

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.