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Un « voyage » en Pologne sourit à cet athlète québécois


Après avoir raté de peu les qualifications pour faire partie de l’équipe canadienne en 2022, le Québécois Félix Pigeon a décidé qu’il n’avait pas de temps à perdre. Cela lui paraissait logique puisqu’il pratique le patinage de vitesse.

A Gdansk, qui est l’une des villes où Pigeon s’entraîne en Pologne, il qualifie l’environnement de « magique ».

« Il y a la ville, mais aussi la plage pas très loin, c’est vraiment agréable, on peut faire un peu de vélo, prendre un café et aller s’entraîner », décrit-il.

• Lire aussi : Ce Québécois veut confondre les sceptiques sous les couleurs de la Pologne

Demandez-lui encore s’il regrette d’avoir quitté l’équipe canadienne…

Alors, si vous le voyez concourir, lors du week-end de la Coupe du monde présentée à l’aréna Maurice-Richard, le joueur de 21 ans porte désormais les couleurs de la Pologne. Instantanément, il est devenu une figure importante de l’équipe polonaise, qui n’a évidemment pas la même histoire que le Canada en courte piste.

« Un soulagement »

L’athlète de Saint-Pie, près de Saint-Hyacinthe, a participé pour la première fois le week-end dernier à Montréal à sa première Coupe du monde en carrière et il s’en est plutôt bien sorti, malgré son sentiment d’avoir commis plusieurs erreurs au fil des courses.

Photo Agence QMI, Joël LEMAY

«J’ai éprouvé un certain soulagement», a-t-il témoigné, assurant qu’il sera encore plus à l’aise lors du prochain week-end lors d’une deuxième Coupe du monde consécutive présentée à l’aréna Maurice-Richard. . Même si j’ai commis des erreurs, j’ai montré que j’avais le calibre pour faire partie de ce niveau-là.

«Lorsque je suis allé en Pologne l’année dernière, j’ai vu cela comme un petit voyage», a admis le patineur. Pour moi, c’est devenu l’opportunité de voyager et de m’entraîner avec des skateurs en Europe. J’ai gardé la porte ouverte pour revenir, mais ce n’est plus vraiment le cas.

Loin de la guerre en Ukraine

Obtenant le soutien financier de ses parents et de celui de la Fédération Nationale Polonaise qui l’a accueilli gratuitement, Pigeon a désormais choisi de franchir le pas pour de bon. Et si la Pologne fait partie des pays frontaliers de l’Ukraine, il assure ne jamais s’être senti en danger à cause de l’invasion russe.

« Quand je suis arrivé là-bas, il y avait déjà beaucoup d’Ukrainiens qui s’étaient installés en Pologne », a-t-il noté. On ne sent pas la guerre, j’ai même parfois l’étrange impression qu’on en parle moins en Pologne qu’au Québec. »

Il a entendu davantage parler de la guerre en Ukraine par ses grands-parents au Québec, qui s’inquiétaient parfois pour lui lorsqu’ils regardaient les nouvelles internationales à la télévision.

A l’école de la vie

En plus de divers séjours en Pologne, visitant Tomaszow et Opole, Pigeon s’est également entraîné en Italie pendant l’été. C’est l’une des différentes expériences qu’il n’aurait pas vécues s’il était resté au Canada.

Profitant de son talent sportif, Pigeon va, en quelque sorte, choisir l’aventure et l’école de la vie. Quant à ses études, elles seront abandonnées plus tard.

Même s’il dit aimer la mécanique, l’athlète imagine aussi parfois reprendre un jour l’entreprise familiale Automation LM, qui oeuvre dans les domaines de l’usinage, du soudage et de l’assemblage, à Saint-Pie, mais il n’en a pas encore sérieusement parlé à son père. ça… Pour le moment, il se consacre au patinage de vitesse. Et ce, sous les couleurs de la Pologne.



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