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Une école privée brise le modèle sport-études


Les programmes sport-études, axés sur le développement d’un sport unique très tôt dans le parcours professionnel des étudiants, sont de plus en plus remis en cause. Une école privée de la Rive-Sud de Québec est pionnière en ayant opéré un virage majeur pour contrer les effets néfastes de la surspécialisation chez les jeunes athlètes.

Au fil des années, Patricia Bourcier a trop souvent vu des adolescents tourner le dos à leur sport favori, « dégoûtés » avant même d’avoir terminé leurs études secondaires.

« J’ai joué au soccer pendant longtemps et mes meilleures années ont été le cégep et l’université. Voir des jeunes pleins de potentiel qui s’arrêtaient en secondaire 4, c’est ce qui m’a le plus attristé parce que le meilleur était devant eux. Mais on voyait, ils en avaient trop fait», raconte l’entraîneur du Juvénat Notre-Dame du Saint-Laurent, à Lévis.

Patricia Bourcier, l’entraîneure du Juvénat Notre-Dame du Saint-Laurent, a trop souvent vu des élèves abandonner leur sport alors qu’ils ne devaient en pratiquer qu’un seul.

Photo Daphnée Dion-Viens

Par exemple, un jeune pourrait jouer au soccer dans sa concentration sportive à l’école, avoir des entraînements et des matchs dans son équipe interscolaire après l’école, en plus de jouer dans une ligue civile le soir et la fin de semaine.

Un modèle revu et corrigé

Afin de contrer le décrochage sportif, le Juvénat Notre-Dame a complètement réorienté sa programmation sportive à partir de l’automne 2021, dans le cadre d’un virage mûrement réfléchi.

Plutôt que de proposer des concentrations dans un seul sport, l’établissement a développé un programme baptisé « Sports 3D », qui se concentre sur la pratique d’une multitude de sports afin de développer les compétences des jeunes de manière plus générale, avant de choisir une discipline. vers la fin du secondaire.

Au cours de leurs études, les étudiants auront été initiés à pas moins de 35 sports différents, indique M.moi Bourcier, qui a elle-même pratiqué plusieurs sports dans sa jeunesse avant de se consacrer au soccer une fois au cégep.


Au Juvénat Notre-Dame du Saint-Laurent, les programmes sportifs ont été complètement revus.  Les élèves sont initiés à 35 sports différents durant leur cours, comme Sofie Croteau (au premier plan) qui joue au pickleball en 3e secondaire.

En plus des différents sports qu’ils peuvent essayer, les étudiants bénéficient de séances en salle d’entraînement.

Photo Daphnée Dion-Viens

« Je trouve qu’actuellement, avec le sport études qui commence dès l’école primaire, on travaille à l’envers. Le rôle de l’école ne doit pas être de former des athlètes, mais plutôt de permettre aux jeunes de s’essayer à de nombreux sports différents tout au long du secondaire », dit-elle.

Les études de sport remises en question

Le coach n’est pas le seul à préconiser la pratique de plusieurs sports auprès des enfants et adolescents. Dans leur récent essai Il faut que ça bouge ! Les auteurs Pierre Lavoie et Jean-François Harvey affirment que cette approche gagne en popularité partout dans le monde.

Elle donne aux jeunes l’envie de bouger, pour le plaisir plutôt que pour gagner à tout prix, ce qui leur permet de développer leurs compétences en ne se concentrant pas uniquement sur la performance, estiment les auteurs.

A la Fédération des établissements d’enseignement privés, on indique qu’une spécialisation hâtive dans le sport « est actuellement remise en cause par certaines écoles ». Le Juvénat Notre-Dame du Saint-Laurent est aussi « un leader en la matière », ajoute-t-on.

Le changement amorcé dans cette école a visiblement plu aux jeunes et à leurs parents puisque l’école reçoit deux fois plus de candidatures que de places disponibles pour ce programme.

Des jeunes comme Sofie Croteau, 14 ans, qui a déjà pratiqué plusieurs sports, se sentent comme un poisson dans l’eau, tandis que d’autres, comme Charles-Étienne Sévigny, sont ravis d’avoir pu pratiquer des sports qu’ils n’auraient jamais pensé essayer auparavant, comme pickleball ou badminton. «Quand on joue pour le plaisir, c’est amusant», explique le jeune de 14 ans.

Le programme en est maintenant à sa troisième année et Mmoi Bourcier se réjouit de l’impact positif de ce virage sur les étudiants. «On voit que nos jeunes sont heureux», dit-elle.

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