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Une friperie expulsée par la Ville

Une friperie communautaire en Montérégie risque de devoir fermer ses portes, car sa municipalité la jette à la rue, au moment où de plus en plus de ménages sont dans une situation précaire en raison de l’inflation.

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« Les besoins fondamentaux d’une communauté sont un abri, de la nourriture et des vêtements. Elle n’aura plus accès aux trois », déplore Guylaine Joannette, directrice générale de la Friperie communautaire de Huntingdon.

L’entreprise d’économie sociale installée dans un local de la municipalité a appris, deux semaines avant Noël, que son bail ne serait pas renouvelé et qu’elle devra quitter les lieux le 31 mars.

Dans une résolution du conseil municipal, la Ville de Huntingdon (située à 70 kilomètres au sud-ouest de Montréal) dit prendre possession des lieux parce que la Friperie utiliserait ses locaux à des fins d’écocentre, car elle récupère des biens usagés. et qu’il y aurait notamment un risque d’incendie.

Développement

» [La Friperie] ne fait pas partie du plan d’aménagement de la Ville. Il est vraiment axé sur le développement des entreprises privées », estime M.moi Joannette.

La Ville est propriétaire d’un parc de bâtiments industriels qu’elle loue en partie à des entreprises privées. Cela rapporterait des sommes importantes, qui en feraient la priorité de l’administration, selon des mails obtenus par Le Journal.

L’hôtel de ville de Huntingdon n’a pas répondu aux appels de Un journal.

La Friperie, qui compte une dizaine de salariés et qui accueille plusieurs jeunes en réinsertion sociale, n’a pas encore trouvé de solution alternative.

« Avec la pandémie qui a augmenté tous les coûts de location ou d’achat de locaux, si nous ne bénéficions pas du soutien d’une municipalité ou d’un organe directeur qui a certains moyens pour nous soutenir, la friperie ne survivra pas », soutient-il. Mmoi Joannette.

Besoin de pleurer

Une population de plus en plus vulnérable est desservie par la Friperie. Si un pull était autrefois vendu 4 dollars, son prix a dû être divisé par deux car il était devenu trop cher pour certains clients.

« Pour eux, c’est normal de pouvoir acheter un vêtement. Ils n’ont peut-être pas les moyens de se le permettre dans les grands magasins parce que leur budget ne le permet pas, dit M.moi Joannette. Ils ne pourront plus être autonomes dans la gestion de leurs besoins. »

Au Québec, 9,3 % des familles étaient considérées à faible revenu en 2018, selon l’Institut de la statistique du Québec. Dans la MRC du Haut-Saint-Laurent, le pourcentage est de 17,9 %.

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