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Une marge de manœuvre de 10 milliards de dollars pour le Québec

De toutes les provinces, c’est le Québec qui possède la politique budgétaire la plus viable à long terme, soit d’ici 2097 !

C’est ce que suggère le directeur parlementaire du budget (DPB) dans son récent Rapport sur la viabilité financière gouvernement fédéral, gouvernements provinciaux, gouvernements locaux (municipalités), régimes de retraite publics (RPC et RRQ).

Selon le DPB, le gouvernement de François Legault dispose actuellement d’une marge de manœuvre financière qui lui permettrait d’augmenter ses dépenses ou de réduire les impôts d’environ 1,8 % du PIB québécois, soit 10 milliards de dollars. Ce montant de 10 milliards de dollars (en dollars courants) augmenterait par la suite au rythme de la croissance du PIB.

Avec l’entrée en vigueur de cette hypothétique augmentation des dépenses ou réduction d’impôts de 10 milliards de dollars, le gouvernement du Québec réussirait quand même à stabiliser à long terme la dette nette du gouvernement (en pourcentage du PIB).

  • Écoutez le segment économique avec Michel Girard via Radio QUB :

Et qu’en est-il de l’Ontario? Aussi surprenant que cela puisse paraître, la politique budgétaire actuelle du gouvernement ontarien de Doug Ford n’est pas viable à long terme, selon l’étude du DPB.

« Des augmentations permanentes d’impôts ou des réductions de dépenses s’élevant à 0,2 % du PIB (1,8 milliard de dollars, en dollars courants, augmentant ensuite avec le PIB) seraient nécessaires pour stabiliser la dette nette du gouvernement à long terme. terme (proportionnellement à l’économie).

Plusieurs lecteurs doivent se demander : « Est-ce trop beau pour être vrai cette surprenante marge de manœuvre de 10 milliards de dollars dans la politique budgétaire du gouvernement du Québec, alors que le gouvernement de l’Ontario se retrouve à court de 1 000 000 $ ? 8 milliards de dollars ?

Rassurez-vous. En tant qu’agent fédéral indépendant et non partisan, le directeur parlementaire du budget, Yves Giroux, relève du Parlement canadien et non d’un ministre du gouvernement de Justin Trudeau. C’est pourquoi ses analyses économiques et financières rigoureuses, indépendantes et impartiales sont appréciées par tous les parlementaires.

Photo d’archive, Agence QMI

D’OÙ VIENT « NOTRE » MARGE DE MANŒUVRE ?

À vrai dire, nous en payons le prix ! En 2022, selon l’étude du DPB, les Québécois ont versé dans les coffres du secteur public (gouvernement, municipalités, etc.) en taxes de toutes sortes l’équivalent de 28,9 % du PIB, soit 159 milliards $.

De toutes les provinces, c’est l’État québécois qui remporte la palme du « revenu autonome » qui est siphonné directement des poches des ménages.

Alors que nous avons payé environ 28,9 % de notre PIB en revenus autonomes (impôts), les Ontariens ont vu leur portefeuille drainé à hauteur de seulement 21,9 % de leur PIB.

Dans les autres provinces canadiennes, voici le pourcentage du PIB représenté en 2022 par les revenus autonomes versés à leurs gouvernements respectifs :

  • 16,21 % en Alberta
  • 20,5 % au Manitoba
  • 23,4 % en Colombie-Britannique
  • 21,2 % en Saskatchewan
  • 20,9 % à Terre-Neuve-et-Labrador
  • 21,1 % à l’Île-du-Prince-Édouard
  • 21,5 % au Nouveau-Brunswick
  • 25,0 % en Nouvelle-Écosse

Comme vous pouvez le constater, la plus « gourmande » des provinces est le Québec, même s’il domine largement en termes de revenus indépendants provenant des impôts.

CELA DIT…

Pourtant, tout n’est pas rose au Québec. Ainsi, selon le DPB :

  • Les perspectives de croissance démographique à long terme du Québec sont inférieures à la moyenne nationale.
  • À long terme, la croissance du PIB réel de la province devrait être inférieure à la moyenne nationale.
  • Cette situation est principalement due à une croissance plus faible de la productivité du travail et à une stagnation de la croissance du nombre total d’heures travaillées.

L’IMPORTANCE DES TRANSFERTS FÉDÉRAUX

Mais comme les revenus des transferts fédéraux (incluant l’augmentation des droits à péréquation par rapport à la taille de l’économie provinciale) compensent largement l’augmentation des dépenses en santé, le Québec restera viable, aux yeux du DPB !

Les transferts fédéraux reçus par le Québec représentaient 5,7 % du PIB en 2022. Et en 2097, le DPB calculait qu’ils représenteraient 6,7 % du PIB.

Selon les projections du DPB, les revenus provinciaux du Québec (34,6 % du PIB en 2022 ; 35,5 % en 2097) dépassent les dépenses de programmes (32 % du PIB en 2022 ; 33 % en 2097).

C’est pourquoi le Québec jouit d’une bonne viabilité financière à long terme.

LEGAULT AIDERA-T-IL LES MOINS SANTÉS ?

Avec sa marge de manœuvre de 10 milliards de dollars, le gouvernement Legault a ainsi les moyens financiers d’améliorer le sort des ménages à revenus faibles et moyens, qui éprouvent des difficultés en raison de la hausse de l’indice des revenus. prix consommateur.

C’est incroyable de voir qu’un Québécois sur dix doit recourir à une banque alimentaire chaque mois !

On croise les doigts pour que le financier du gouvernement, le ministre des Finances Éric Girard, fasse preuve d’empathie financière envers les plus démunis lors de sa mise à jour économique du 7 novembre.


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