une résolution de l’Agence internationale de l’énergie atomique rappelle Téhéran à l’ordre

Cette résolution, la première depuis novembre 2022, élargit les griefs accusés par l’Iran.

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Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le 3 juin 2024 à Vienne (Autriche).  (JOE KLAMAR / AFP)

Le Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a adopté mercredi 5 juin une résolution sur l’Iran. rappelant formellement à Téhéran ses obligations de coopération avec l’agence. Les gouvernements de France, d’Allemagne et du Royaume-Uni « saluer » cette résolution, selon un communiqué du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

« Il s’agit d’une réponse au refus persistant de l’Iran de coopérer de bonne foi avec l’AIEA pour clarifier les questions en suspens liées à la détection de matières nucléaires non déclarées sur plusieurs sites en Iran. » poursuit ce communiqué. « L’Iran est légalement tenu de coopérer avec l’AIEA et de rendre compte de toutes les matières et activités nucléaires.

Cette résolution, la première depuis novembre 2022, élargit les griefs accusés par Téhéran. Elle déplore une nouvelle fois l’absence de « des réponses techniques crédibles » concernant la présence de traces inexpliquées d’uranium sur deux sites non déclarés. «C’est essentiel et urgent» que Téhéran clarifie la situation et donne accès aux lieux en question, insiste le texte confidentiel obtenu par l’AFP.

La mission iranienne auprès des Nations Unies a jugé cette initiative « hâtif et déraisonnable »mise en garde contre « un effet destructeur » sur le processus diplomatique et « une coopération constructive », selon l’agence de presse iranienne Isna.

La République islamique nie vouloir acquérir la bombe, mais son programme continue de prendre de l’ampleur. Les Européens dénoncent les avancées nucléaires « sans précédent pour un État non doté d’armes atomiques »évoquant une situation « alarmant ». « La confiance s’est encore davantage érodée » par les récentes déclarations publiques de responsables iraniens, sur une possible évolution de la doctrine nucléaire vers une vocation militaire assumée.