Valérie Pécresse lance des brigades régionales de sécurité des transports

D’ici les Jeux olympiques, 50 de ces agents seront déployés. Ils ne seront pas équipés d’armes à feu, mais disposeront de matraques télescopiques et de bombes lacrymogènes.

La présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse a présenté jeudi 27 juin les premiers agents des brigades régionales de sécurité des transports qui seront déployés sur le réseau en plus des agents de la RATP et de la SNCF. « Pour la sécurité des réseaux, il manque des brigades qui pourraient être envoyées là où se produisent des incidents majeurs, soit récurrents, soit très graves, pour sécuriser la zone »a expliqué le président de région, qui préside également l’Autorité des transports Île-de-France Mobilités (IDFM).

Ces brigades « sera destiné à être affiché dans une gare où il y a du trafic, de la vente ambulante, où la vie des voyageurs est particulièrement ruinée », elle a ajouté. D’ici les Jeux olympiques, 50 de ces agents seront déployés, en équipes de trois. Contrairement à leurs confrères de la sécurité ferroviaire pour la SNCF (Suge) ou du GPSR pour la RATP (Groupe de protection et de sécurité des réseaux), ils ne seront pas armés, mais équipés de matraques télescopiques et de bombes lacrymogènes.

100 agents d’ici 2025

D’ici 2025, IDFM prévoit de déployer 100 agents. Ils sont employés par la société de sécurité privée Aeneas, qui a signé un contrat de quatre ans avec IDFM, et doivent tous être formés pour intervenir dans les transports, dont un module sur les violences sexistes et sexuelles. « Le harcèlement des femmes dans les transports en commun, personne ne s’en était occupé avant, on considérait que si ça arrivait, c’était comme ça, c’était la vie. Et bien non, ce n’est pas la vie.a déclaré Valérie Pécresse.

Le recours à des entreprises privées pour assurer la sécurité des transports est autorisé depuis 2016 en Île-de-France. Les opérateurs de transport comme la SNCF ou la RATP en emploient un millier à Paris et en grande couronne. « Quand je suis arrivé à la tête de la région (en 2014), il y avait 2000 agents de sécurité dans les transports en commun, là on est passé à 3000, et on passera d’ici 2028 à 4000 »a déclaré Valérie Pécresse.

Une loi sur la sécurité des transports devait également être votée à l’Assemblée nationale fin juin, pour être adoptée avant les Jeux olympiques qui débuteront le 26 juillet, mais la dissolution a stoppé net les travaux parlementaires. Il s’agissait d’autoriser les agents à poursuivre les contrevenants sur la voie publique ou à procéder à des palpations.