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Violence armée |  La police demande l’aide de la population de Rivière-des-Prairies

Dans l’un des quartiers les plus touchés par la violence armée au cours des derniers mois, la mairesse de Montréal Valérie Plante et la chef par intérim du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) Sophie Roy ont appelé mercredi les citoyens à collaborer avec la police, en transmettant à leur communiquer toute information susceptible d’aider à démasquer les malfaiteurs.

Publié à 15h55

Violence armée |  La police demande l’aide de la population de Rivière-des-Prairies

Isabelle Ducas
La presse

Le SPVM a déployé de nombreux personnels durant la journée dans le quartier Rivière-des-Prairies, où plusieurs policiers ont fait du porte-à-porte pour rencontrer les citoyens, tandis qu’un poste de commandement mobile a été installé près de la bibliothèque municipale et d’autres policiers patrouillant à cheval.

Depuis le début de l’année, huit incidents de coups de feu ont été enregistrés par la police dans la région. Le dernier s’est produit le 10 juin, le 58e avenue, en plein jour.

« Nous sommes là pour rassurer les citoyens du secteur, a souligné Sophie Roy. Nous voulons que les gens sachent que nous sommes là. »

Mais surtout, le directeur du SPVM aimerait que les citoyens qui détiennent des informations sur les auteurs de ces tirs les partagent avec la police.

« Il n’y a pas de petites informations, a-t-elle martelé. Chaque information est importante et sera traitée, rien n’est laissé au hasard. »

Violence armée |  La police demande l’aide de la population de Rivière-des-Prairies

Photo Alain Roberge, LA PRESSE

Le déploiement policier de mercredi est-il de nature à rassurer la population de Rivière-des-Prairies?

Des opérations comme celle déployée à Rivière-des-Prairies seront également organisées dans d’autres arrondissements, a ajouté Valérie Plante, qui s’est voulue rassurante. Elle a souligné que le SPVM avait saisi de nombreuses armes au cours des derniers mois, et que le taux de résolution d’homicides était de 92 % à Montréal, comparativement à 65 % à Toronto.

« Le crime organisé change, on le sait, on le voit, on est capable de savoir ce qui se passe et on peut aussi s’adapter », a assuré Mme.moi Plante, qui citait notamment la place centrale occupée par les réseaux sociaux dans le monde criminel.

Sophie Roy a toutefois admis que l’imprévisibilité des épisodes de violence compliquait la tâche des enquêteurs.

Le déploiement policier de mercredi est-il de nature à rassurer la population de Rivière-des-Prairies? Samah Aggoun, un citoyen qui a discuté de la situation avec le maire, est resté inquiet.

En 2019, alors qu’il vivait à Montréal-Nord, le fils de 23 ans d’un ami proche est décédé après avoir été abattu de deux balles. Puis, récemment, une fusillade a éclaté en plein jour dans un lieu parfois fréquenté par ses deux fils. « J’ai peur, mais il faut aider la police et faire preuve de solidarité », a conclu Mme.moi Aggun.


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