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Visite au Panama (suite) | Le Journal de Montréal


Le Panama est un pays relativement stable, comme je l’ai dit dans mon colonne précédente. Cela est sans doute dû à sa prospérité économique, provenant en grande partie des revenus générés par le canal qui traverse le pays du Pacifique à l’Atlantique. Cela ressemble à un pays de classe moyenne, à en juger par les bonnes conditions de logement. Seuls les Indiens semblent avoir été exclus de cette aubaine. Ils vivent principalement dans de vieilles maisons en bois, souvent délabrées, sur un petit terrain où ils cultivent ce dont ils ont besoin pour se nourrir. Tout le monde semble occupé dans les activités économiques, et contrairement à Montréal, on n’en voit aucun mendier au coin des rues ou devant les commerces. Le gouvernement a créé ici et là des villages entiers pour la population métisse locale, avec des maisons en rangée soignées. Nouveau type de HLM. Mais cette initiative ne convient pas à tout le monde. Les nouveaux citadins, s’ils ont gagné en confort et en santé, ont perdu une certaine autonomie, leur espace, leurs terres où poussaient arbres fruitiers et légumes divers. Et comme le progrès a un prix, ils doivent désormais payer un loyer au gouvernement pour leur nouvelle maison.

Photo Jacques Lanctôt


Visite au Panama (suite)

Photo Jacques Lanctôt

L’archipel de Bocas del Toro, que j’ai visité avec ma fille et son mari, semble, avec ses nombreuses îles, un territoire à part, une sorte de Venise au Québec mais exotique à souhait. Ma fille et son mari y ont tenu un restaurant pendant une bonne quinzaine d’années. Il existe une importante colonie d’expatriés venus de partout. Originaire des États-Unis, du Québec, du Canada, de Belgique, d’Italie, d’Espagne, d’Argentine, de Hollande, d’Afrique du Sud, de Chine, de France, comme Philippe qui travaille toujours pour Médecins sans frontières et qui entre deux voyages en zones à risques, cultive paisiblement son jardin sur le île. Parmi eux, quelques artistes, sculpteurs, musiciens. Tout ce beau monde – certains de ces expatriés sont ici depuis trente ans comme ma fille et son mari – communique en français, anglais et espagnol et vit en réelle harmonie avec la population locale qui y trouve son bénéfice. On se salue dans la rue, on s’invite au restaurant ou à la maison pour commenter les dernières nouvelles, on prend des nouvelles des enfants, on fait la fête autour d’une table bien garnie, avec plein de bières et de rhum Abuelo.


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Chacun a sa petite histoire personnelle pour expliquer son arrivée dans ces îles verdoyantes et enchanteresses, au milieu d’une faune exotique peuplée de singes hurleurs, de paresseux et de perroquets bavards : besoin de dépaysement, goût de l’aventure, du travail, de la rencontre amoureuse. , envie de commencer une nouvelle vie, ou simple hasard. Mais tout le monde possède une maison, un terrain, un B&B qui est loué aux touristes de passage. Quant aux Chinois, sédentaires depuis plusieurs générations – on raconte que plusieurs ont fui la Chine communiste de Mao en 1949, puis l’île socialiste de Fidel, dix ans plus tard, pour s’installer ici au Panama -, ils possèdent presque tous les magasins d’alimentation de l’archipel. et ils parlent bien sûr la langue du pays, l’espagnol, ce qui contribue à leur parfaite intégration.


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Photo Jacques Lanctôt

Ici, à Bocas, comme on dit familièrement, on se déplace d’un point à un autre comme à Venise, sur l’eau. Mais deux différences majeures : d’une part, les gondoles sont remplacées par des chaloupes à moteur pouvant accueillir une vingtaine de personnes. Ces taxis partagés coûtent un ou deux dollars, selon la distance. Deuxièmement, les bateaux à moteur n’empruntent pas des canaux étroits et tranquilles mais naviguent en haute mer, avec parfois ses vagues traîtres, comme celle qui a failli nous emporter l’autre soir alors que nous allions au restaurant.

Vivre à Bocas ou à la montagne (à deux ou trois heures de bateau et de route de l’archipel), présente de nombreux avantages. Ici, zéro stress. Le tout baigne dans une coexistence saine et joyeuse, entouré d’une mer chaude et de plages de sable fin. Cette joie de vivre calme et simple existera-t-elle encore lorsque des promoteurs immobiliers cupides transformeront l’archipel en Wall Disney, avec ses McDonald’s et Subway ? La montagne restera toujours, avec ses arcs-en-ciel lunaires, comme un dernier refuge.

La Havane c’est le cinéma


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Photo Jacques Lanctôt

Hier, 8 décembre, a été inauguré à La Havane le 44e Festival international du nouveau cinéma latino-américain. Le festival, qui durera jusqu’au 17 décembre – cinéphiles, vous avez encore le temps de vous y rendre, d’autant plus qu’Air Transat a repris ses vols directs Montréal-La Havane – proposera quelque 199 œuvres dans différentes catégories, du long métrage au court métrage, entre fiction et non-fiction, documentaire, panorama contemporain, animation, projeté dans cinq cinémas de la capitale : 23 y 12, Acapulco, Yara, Charlie Chaplin et La Rampa. Parmi ces œuvres, 39 sont cubaines. Le Brésil, le Mexique et l’Argentine sont les pays les plus présents, suivis de la Colombie et du Chili. Il y aura un hommage au cinéaste espagnol Luis Buñuel. L’actrice et réalisatrice française Agnès Jaoui sera sur place. Vous pouvez obtenir un passeport, qui vous donne droit à 8 entrées, pour un prix dérisoire, dans ces cinq cinémas. Comme dans tout bon festival, plusieurs prix seront décernés dans les différentes catégories habituelles. Bonne fête !



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