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Wall Street limite ses pertes grâce à la baisse du pétrole

La Bourse de New York a fini en baisse jeudi, toujours mal orientée par la guerre en Ukraine et l’inflation, même si la baisse des prix du pétrole lui a permis de limiter ses pertes.

Le Dow Jones a chuté de 0,34 % à 33 174,07 points, l’indice Nasdaq, fortement influencé par les valeurs technologiques, a chuté de 0,95 %, à 13 129,96 points, et l’indice plus large S&P 500, de 0,43 %, à 4 259,52 points.

« Les actions ont renoncé à une partie des gains de la veille (…) alors qu’une nouvelle session de pourparlers entre la Russie et l’Ukraine n’a débouché sur aucune évolution positive », ont commenté, dans une note, les analystes de Briefing.com.

Les indices sont, un temps, passés loin dans le rouge, le Nasdaq chutant jusqu’à 2,33 %, avant de reprendre un peu de hauteur.

« Les investisseurs ont profité du fait que les prix du pétrole ont encore baissé » après une première correction mercredi, a déclaré Sam Stovall, responsable de la stratégie d’investissement au CFRA.

En deux séances, le cours du Brent de la mer du Nord, l’une des deux principales variétés d’or noir, a ainsi perdu près de 15 %.

« Je suis surpris que le marché résiste si bien », a déclaré Sam Stovall.

Le marché continue néanmoins de s’inquiéter de l’inflation et de la flambée des prix des matières premières, alimentée par l’invasion de l’Ukraine, le baril de pétrole restant bien au-dessus des 100 dollars.

Jeudi, l’indice des prix CPI affichait une inflation à 7,9% en février aux Etats-Unis, au plus haut depuis janvier 1982.

Le marché obligataire intègre de plus en plus ostensiblement l’inflation. Le rendement des obligations d’État américaines à 10 ans a dépassé 2 % pour la première fois depuis le 25 février, le deuxième jour de l’invasion de l’Ukraine.

Le taux à 2 ans, qui reflète mieux les attentes des marchés en matière de politique monétaire, a atteint 1,73 % pour la première fois depuis deux ans et demi.

« L’inflation devrait monter à 8,5 % » en mars aux États-Unis, a prévenu Sam Stovall, « et nous aurons probablement un chiffre similaire pour avril. L’inflation restera donc un problème.

La hausse des taux pénalise traditionnellement les valeurs de croissance et technologiques, qui ont pesé sur Apple (-2,72%), Tesla (-2,41%) et Nvidia (-1,55%).

Parmi les capitalisations géantes, le titre Amazon s’est démarqué (+5,41% à 2.936,35 dollars) après la validation par le conseil d’administration de la division par vingt de l’action du géant technologique, pour le rendre plus accessible aux petits porteurs.

Les dirigeants du groupe de Seattle ont également voté le déblocage d’une enveloppe de dix milliards de dollars destinée aux rachats d’actions.

Malgré la baisse du pétrole et de nombreuses matières premières, les acteurs majeurs du secteur ont été sollicités, comme ExxonMobil (+3,10%), Chevron (+2,74%) ou EOG Resources (+5,37%), entreprise majeure du extraction de pétrole et de gaz de schiste.

Mercredi, la ministre américaine de l’Energie, Jennifer Granholm, a appelé les entreprises américaines à produire davantage pour soulager le marché très tendu en raison de la baisse des exportations russes.

Par extension, les entreprises de transformation de matières premières, comme le sidérurgiste Cleveland-Cliffs (+7,00%) ou le fabricant d’engrais Mosaic (+7,74%), ont aussi le vent en poupe.

Les investisseurs, en revanche, ont fui les actions chinoises cotées à Wall Street.

Cinq entreprises chinoises ont été sommées de se conformer à des obligations comptables par les autorités américaines, faute de quoi elles risquent la radiation.

C’est notamment le cas de Yum China (-10,94% à 44,36 dollars), qui contrôle les enseignes KFC, Pizza Hut et Taco Bell en Chine.


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