Zaccharie Risacher et Alexandre Sarr, symboles du basket français à la conquête de l’Amérique

Zaccharie Risacher et Alexandre Sarr, au sommet de l'Empire State Building, le 24 juin 2024, à New York.

Le Made in France s’exporte à merveille outre-Atlantique. Au basket, du moins. Après le phénomène Victor Wembanyama, parti chez les San Antonio Spurs en 2023, un autre Français – Zaccharie Risacher ou Alexandre Sarr – devrait être sélectionné en première position de la draft NBA, mercredi 26 juin à New York, dans la nuit de mercredi à jeudi. (heure de Paris). Et juste devant son compatriote.

Lundi, l’ailier de Bourg-en-Bresse et l’intérieur de Perth (Australie), tous deux âgés de 19 ans et mesurant respectivement 2,04 m et 2,16 m, ont posé au sommet du gratte-ciel emblématique. Ciel de New York, l’Empire State Building, au coeur de Manhattan. Ils constituent le fer de lance de la vague française sur l’Amérique et le draft, cette sorte de grande bourse visant à rééquilibrer la ligue en recrutant de nouveaux joueurs. Car outre Risacher et Sarr, Tidjane Salaün (Cholet) est également attendu dans le top 15 du millésime 2024, quand Pâcome Dadiet (Ulm, Allemagne) et Melvin Ajinça ​​(Saint-Quentin) ont vu leur cote grimper ces derniers temps. semaines.

Cette arrivée massive de jeunes Français en NBA est l’aboutissement d’un système de formation français mature. « Un travail de détection et de formation sur une longue périodeexplique Jacques Commères, le directeur de la performance et des équipes nationales. Il y a une détection pyramidale, un maillage territorial fort avec des centres espoirs et une vraie cohabitation entre les centres de formation des clubs professionnels et le centre France. » Cette dernière est le vivier des meilleurs potentiels français, hébergé à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep).

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Reine du marketing et de la communication, la puissante NBA en parle volontiers « Révolution française » (« Révolution française ») pour qualifier cette nouvelle vague bleue. Mais l’expression est plutôt une astuce. Depuis 2021, « Il y a de la quantité et de la qualité »distingue Nicolas Mathieu, recruteur français des Portland Trail Blazers, soulignant le caractère exceptionnel de la génération de joueurs nés en 2005, « draftés » cette année.

« Les clubs valorisent leur formation »

Selon lui, «  Il y a certainement un facteur Covid-19 à prendre en compte. Il explique que certains jeunes ont profité de l’interruption forcée des formations liée à la pandémie pour grandir. « Parce que dans les centres de formation et les maisons de jeunes, le rythme des formations est assez élevé et cela a pour effet de ralentir les courbes de croissance »il continue. Après cette période moins intense, ces jeunes – « comme Bilal Coulibaly »repêché en 2023 par les Wizards de Washington – ont ensuite été révélés.

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